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Martel : « On va retrouver le vrai Lens »

Gervais Martel

Gervais Martel - -

Le RC Lens a validé son ticket pour la L1 grâce à sa victoire sur la pelouse du CA Bastia (2-0). Un retour dans l’élite qui succède à 3 ans de purgatoire, pour le plus grand soulagement de son emblématique président Gervais Martel.

Gervais, qu'est-ce qui vous vient à l'esprit au moment de retrouver la Ligue 1 ?

Un peu de mémoire rétroactive, par rapport aux trois années que le club a passé en Ligue 2. Je mets mon cas personnel à part. Mais surtout sur les trois matchs à domicile (matches nuls contre Nancy et Angers, défaite face à Brest, ndlr), où l’on n’a pas été capable d’aller chercher cette montée. On ne sait jamais ce qu’il peut arriver en foot. On l’a vu en Angleterre avec Liverpool, qui avait le titre en main (avant d’être coiffé par Manchester City, ndlr). Mais derrière, les joueurs ont assuré et on n’a pas eu besoin de s’inquiéter de savoir ce que faisaient les autres équipes. Cette montée est assez méritée. On a quand même été solides quand on regarde notre saison. On n’a perdu que 6 matchs. L’attente a été longue parce que l’enfer de la L2 est extrêmement compliqué pour des clubs qui ont des statuts comme Lens. J’ai aussi beaucoup de joie pour le public. Il y a tellement d’attente par rapport à ces 4 ou 5 ans de galère. On a fait le boulot. J’ai toujours dit, lorsque je suis revenu, qu’il y avait un nouveau livre à écrire. Le sommaire vient tout juste d’être écrit, cela veut dire qu’on attaque autre chose. 

Qu'avez-vous ressenti au coup de sifflet final ?

J’ai pensé à mes potes, aux gens qui m’ont aidé, à ma famille et beaucoup aux supporters de Lens, qui ont répondu présent depuis le début. On a rouvert une tribune, évidemment en faisant des prix attractifs (3 euros la place, ndlr). Elle était pleine à craquer presque toute la saison alors qu’elle était fermée il y a un an. Je félicite naturellement les joueurs et le coach (Antoine Kombouaré). Je suis fier d’eux aussi. Parce que le Racing était attendu et ce n’est jamais facile quand on est attendu. Ces équipes jouent un match hors norme lorsqu’elles viennent à Bollaert devant 40 000 personnes.

« Je ne sais même pas où on va jouer ... »

Est-ce l'un de vos plus grands moments avec Lens ?

Oui, surtout après les 5 dernières années qu’on vient de vivre. Je suis quelqu’un qui a toujours confiance par rapport à l’avenir donc je savais qu’on allait pouvoir revenir à un moment donné. Maintenant il reste du boulot parce que, l’année prochaine, on va être le seul club au monde à jouer 38 matchs à l’extérieur (pour cause de travaux à Bollaert en vue de l’Euro 2016, ndlr) et je ne sais même pas où on va jouer… Mais on va s’y atteler et retrouver le vrai Lens dans les années qui viennent. 

On vous a senti assez serein durant la semaine...

Ce serait mentir de dire que c’était le cas. Quand on arrive au match, on sait que tout est possible dans le foot. On avait donc un peu d’appréhension, même si on fait confiance au staff et aux joueurs. Mais bon la confiance n’exclut pas le faux pas. On l’a vu la semaine dernière contre Brest (0-1). Ce serait malhonnête de ma part de dire que j’ai fumé le cigare toute au long du match. Je voulais surtout qu’on monte pour les gens. On a réussi et j’en suis heureux.

Propos recueillis par Yann Pécheral

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La rédaction