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"Ce n'est pas une mauvaise idée", Ronaldo défend la Super League

Ami du dirigeant madrilène Florentino Perez et lui-même président de Valladolid, le Brésilien Ronaldo défend le projet de Super League, convaincu que les fans veulent voir des chocs réguliers entre grands clubs européens.

Quelques mois après l'aventure morte-née de la Super League, l'ancien attaquant brésilien Ronaldo vient au secours de ce grand projet mené notamment par Florentino Perez. Dirigeant du club espagnol de Valladolid (deuxième division), "Il Fenomeno" comprend l'origine du projet du président madrilène. "Si vous regardez l'idée de la Super League, ce n'est pas une mauvaise idée. Les fans veulent voir les plus grands matchs. Les amoureux du football, comme nous, veulent voir le Real Madrid jouer contre Milan ou l'Inter, City et le PSG. Nous voulons voir ces matchs sans avoir à attendre un quart ou une demi-finale pour les voir", assuré l'ancienne gloire brésilienne dans un entretien donné à The Athletic.

Un projet "mal expliqué" selon Ronaldo

Lancé en grande pompe en avril, le projet d'une compétition européenne quasi-fermée s'était écroulé en quelques heures après les retraits progressifs de neuf des douze membres fondateurs. Des supporters des clubs anglais avaient notamment montré leur opposition au projet en manifestant dans les rues. La majorité des clubs frondeurs ont, depuis, réintégré l'Association européenne des clubs (ECA). Mais pour Ronaldo, le projet n'a pas été bien expliqué.

"Aujourd'hui, les fans sont très engagés. Nous avons vu des protestations contre la Super League en Angleterre, peut-être car elle a été mal expliquée ou mal mise en place. Je pense qu'il y a du potentiel (pour le projet) et que, dans un futur proche, il y aura des innovations pour les clubs et les fans", veut croire le meilleur joueur de la Coupe du monde 2002. L'ancien buteur du Real Madrid appelle aussi les clubs européens et les instances à discuter "pour améliorer notre produit, offrir de meilleures conditions, proposer les meilleurs matches".

Actionnaire majoritaire et président de Valladolid depuis deux ans et demi, Ronaldo tente, lui, de remonter en première division espagnole. Son club occupe la 7e place du championnat après cinq journées.

SSa