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Le plan à dix milliards d’euros de de Laurentiis pour une nouvelle ligue européenne

Opposé à la Super League européenne, Aurelio De Laurentiis, président de Naples, propose une refonte de la compétition avec une forte dotation de dix milliards d’euros mais la prime au mérite sportif.

La Super League n’est pas tout à fait morte puisque le Barça, le Real et la Juventus font toujours partie du projet. Mais ce ne sont pas les seuls à penser à une refonte des compétitions européennes des clubs.

Dans une interview accordée au Daily Mail, Aurelio De Laurentiis, président de Naples, dévoile son plan ambitieux pour réformer l’actuelle Ligue des champions. Il le différencie de celui de la Super league en prônant des qualifications au mérité sportif et une dotation bien plus élevée qu’il estime autour de dix milliards d’euros.

"Le système ne fonctionne plus, soutient De Laurentiis. La Ligue des champions et la Ligue Europa ne génèrent pas suffisamment de revenus pour que les clubs justifient d'y participer. Pour être compétitif, vous avez besoin de plus de joueurs de haut niveau. Cela signifie que vous devez dépenser plus d'argent - et l'argent des prix des compétitions européennes n'en tient pas compte. C'est pour ça que les clubs doivent se parler pour proposer un tournoi plus moderne et plus lucratif pour tout le monde."

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Pour y parvenir, il milite pour la réduction des équipes dans les championnats, marotte des clubs habitués aux compétitions continentales. La France a déjà œuvré en ce sens puisque la Ligue 1 passera à 18 clubs en 2023-2024.

"Un système d'entrée démocratique"

"Nous devons réduire le nombre de matchs en réduisant la taille des premières divisions à travers l'Europe, poursuit De Laurentiis. De plus, nous créons une ligue européenne avec un système d'entrée démocratique, basé sur ce que les équipes réalisent dans leurs compétitions nationales. J'ai examiné un projet prêt à apporter 10 milliards d'euros au foot européen, mais nous avons besoin d'une volonté et d'une indépendance totale."

Il justifie la nécessité de changer le modèle par la désaffection du public jeune pour les matchs de football. "Si nous ne changeons pas les règles du jeu et n'en faisons pas un meilleur spectacle, les jeunes nous abandonneront et le football ne sera plus au centre de nos vies, conclut De Laurentiis, puissant producteur de films. Mes recherches me disent que les gens entre 8 et 25 ans ont arrêté de regarder le football et préfèrent jouer avec des smartphones, ils ont totalement transformé nos enfants. Je ne dis pas que l'habitude de regarder le football en direct dans un stade va disparaître, mais maintenant nous avons le" stade virtuel ", qui peut attirer des milliards de personnes pour jouer les uns contre les autres. Qui sait si nous parviendrons à les ramener sur la voie du sport le plus grand et le plus influent du monde?"

NC