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PSG, Chelsea, et maintenant Roma, le Barça est-il vraiment favorisé par l’arbitrage?

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Vainqueur de l’AS Roma (4-1) mercredi soir en quarts de finale aller de la Ligue des champions, le FC Barcelone est pourtant pointé du doigt depuis plusieurs heures pour l’arbitrage clément dont il a fait l’objet contre les Italiens. Ce n’est pas une première cette saison, pour un club qui cumule les débats litigieux dans ce domaine.

Le Barça l’a emporté mercredi soir en quarts de finale aller de Ligue des champions, assez largement aux dépens de l’AS Roma (4-1) et pourtant, les oreilles des joueurs blaugrana doivent bien siffler depuis ce matin. Pas parce qu’ils n’ont pas produit un football toujours flamboyant sur leur pelouse du Camp Nou. Pas parce qu’ils ont dû s’appuyer sur deux csc des Italiens pour entrouvrir assez grand la porte des demi-finales. Non, plutôt en raison de l’arbitrage jugé en leur faveur lors de ce choc. Et c’est l’entraîneur giallorosso, Eusebio Di Francesco, qui a dégaîné le premier.

"Le retour va être difficile parce que le Barça est une équipe solide, qui a un peu été aidée par l'arbitre, commence l’intéressé, avant d’appuyer son propos. Je crois qu'il y avait penalty sur Dzeko et sur Pellegrini. Le Barça est très fort et nous avons été un peu naïfs. On ne peut pas dire que l'arbitre est responsable, mais il ne nous a pas favorisés." Edin Dzeko, l’une des principales victimes de cet arbitrage dénoncé pro-Barça, est évidemment plus virulent. "Le penalty de Semedo? Si l’arbitre l’avait accordé, le match aurait été totalement différent. L’arbitre est censé avoir du courage et siffler des penalties contre le FC Barcelone. Nous sommes tous les deux méritants et l’arbitrage doit être juste. Ils sont plus fort que nous, et nous le savons".

Ce n’est pas la première fois que le Barça est dans le viseur de ses adversaires pour un arbitrage jugé beaucoup trop clément. "Le Real et le Barça, ça commence à dater la dernière fois qu’il y a eu une décision contraire, estime notre éditorialiste Daniel Riolo. C’est à tous les matches en Ligue des champions. Les deux là… Ce sont des faits de jeu, des faits de jeu mais c’est souvent sur eux." Les Parisiens, qui ont encore certainement les fesses un peu rougies à divers endroits, n’ont pas oublié ces fameux faits de jeu et les nombreuses erreurs d’arbitrage ayant précipité leur chute et la remontada catalane au printemps 2017. 

Face à Valence et Las Palmas, ça n'avait pas souri au Barça

Tout récemment, c’est Chelsea - qui s’est déjà plaint lors de la célèbre demi-finale retour de Ligue des Champions en 2009 à Stamford Bridge - qui s’est insurgé pour un accrochage dans la surface de Piqué sur Marcos Alonso. Enfin, plus précisément le Français Olivier Giroud. "Ce qui nous restera en travers de la gorge, c'est ce penalty non sifflé où c'est assez évident que Marcos est poussé dans le dos, sinon il aurait au moins essayé de frapper, avait regretté le Tricolore à l’issue du 8e de finale retour entre les deux équipes (3-0). C'est très dur, je pense que ça aurait changé le match, à 2-1 le Barça n'aurait pas joué pareil."

En Liga aussi, la bande à Messi fait débat, notamment en raison de deux mains contre Alavès, la première, signée Piqué, déviant victorieusement une volée de Suarez, la seconde, effectuée par Umtiti, contrant un tir dans la surface. Pourtant, lors du match nul concédé à Valence (1-1), "la Pulga" s’était vu injustement refusé un but valable. Récemment, à Las Palmas (1-1), le gardien de but de l’équipe des Canaries aurait dû voir rouge pour une main hors de sa surface et le Barça avait fini par concéder un penalty litigieux selon lui, alors qu'il semblerait que ce soit une main de Digne qui ait été sanctionnée par l'arbitre. Le débat est loin d’être clos. Prochain épisode au Stadio Olimpico dans une semaine?

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A.D