RMC Sport

Real: Zidane défend les petits face à la réforme de la Ligue des champions

L'entraîneur du Real Madrid, Zinedine Zidane, s'est montré dimanche réservé sur l'actuel projet de réforme de la Ligue des champions, qui en ferait un club presque fermé en 2024, estimant "magnifique" que des petits clubs puissent aussi connaître les frissons de l'épreuve-reine européenne.

"Je ne sais pas ce qui va se passer, avant toute chose. Beaucoup de choses se disent", a déclaré Zinedine Zidane en conférence de presse. "Pour ceux qui sont (petits), c'est certainement beaucoup plus compliqué de pouvoir jouer la Ligue des champions. Je trouve l'idée sympa quand ils la jouent, j'ai toujours pensé ça. Vivre un moment comme celui-là, pour ceux qui ne la jouent pas régulièrement, ou qui la jouent une fois dans une vie, c'est magnifique. Ça, c'est mon côté personnel", a fait valoir l'entraîneur du Real Madrid

Le projet de l'UEFA et de l'Association européenne des clubs (ECA) se rapprocherait d'une ligue fermée à compter de la saison 2024, les six premiers de chaque poule de huit étant directement qualifiés pour l'édition suivante, indépendamment de leur classement en championnat. Ce qui en pratique favoriserait les géants continentaux, comme le Real Madrid, détenteur du record de victoires dans l'épreuve (13 titres). Zidane a néanmoins précisé que ce n'était que son "avis personnel". "Comme dans le foot on a toujours envie de progresser, de faire avancer les choses... Oui, il faut toujours un équilibre. Mais je ne sais pas comment ça va se passer, on verra", a-t-il fait valoir.

Zidane pas inquiet pour le foot espagnol

Le Real Madrid, triple tenant de la C1, a été éliminé cette saison en 8e de finale par l’Ajax, de même que l'Atlético de Madrid. Du coup, l'Espagne ne compte qu'un seul représentant en quarts, le FC Barcelone, contre quatre pour l'Angleterre (les deux Manchester, Tottenham et Liverpool). "Je ne pense pas que le cycle espagnol soit menacé", a tranché Zidane, tout en saluant le travail d'entraîneurs étrangers comme Pep Guardiola, Jürgen Klopp ou Mauricio Pochettino en Premier League.

"C'est un football qui est à chaque fois en progression, ça ne m'étonne pas de voir les clubs anglais. Parce que les entraîneurs qui sont à la tête de ces équipes-là amènent leur nouveauté, leur savoir-faire, qui est différent. L'association peut être bonne. Mais ça n'empêchera pas que le football espagnol a toujours sa place, dès l'année prochaine, même si cette année ça a été un peu moins le cas", a-t-il conclu.

MI avec AFP