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Super League: Petit en veut à l'UEFA et aux "douze salopards"

Dans Top of the foot, ce lundi sur RMC, Emmanuel Petit a exprimé sa colère envers l'UEFA, qu'il accuse d'avoir indirectement préparé le terrain au projet de Super League.

La colère gronde parmi les joueurs de foot du monde entier, au lendemain de l'annonce du lancement de la Super League. Après Éric Di Meco, c'est au tour d'un autre consultant RMC Sport, Emmanuel Petit, de s'insurger contre le projet. "C'est ce que je dénonce depuis des années, a-t-il regretté ce lundi dans Top of the foot. Ces clubs-là veulent s’orienter sur une ligue fermée, qui va supprimer l’incertitude sportive et leur permettre de récolter une masse financière pérenne, dans la durée."

"Les douze clubs, je les ai renommé "Les douze salopards" (en référence au western du même nom, ndlr) ou les Rap-tout (en référence aux Inconnus). Ces puissants qui croquent tout ne veulent plus laisser des miettes", a continué le champion du monde 1998. Ce que je constate, c’est que la majorité des actionnariats de ces clubs-là sont tous hors Union Européenne. Et tous veulent changer le modèle européen, qui est basé sur le mérite sportif."

Des instances trop "laxistes"

Pour lui, l'UEFA a une immense part de responsabilité dans la situation actuelle. Dans un exercice où il incarne un procureur, plus tard dans l'émission, il a longuement vilipendé l'instance européenne. "J'accuse l’UEFA de laxisme face aux plus puissants clubs européens, a-t-il asséné. Ce projet est annoncé depuis longtemps, programmé, donc ce n’est pas une surprise, juste un scandale de plus. Car l’UEFA s’est fourvoyée depuis longtemps, à coup de réformes de la C1, d’inégalités toujours plus grandes entres les clubs riches et les autres, de dérégulations et d’inactions politiques. C'est une belle représentation du monde dans lequel on vit: une minorité qui se gave sur le dos des autres et n’est jamais rassasiée."

"À l’instar du CIO et de la Fifa, l’UEFA vit dans sa tour d’argent, a-t-il poursuivi. Ils devraient plutôt s’interroger sur les solutions qui sont présentes sous leurs nez." L'ancien d'Arsenal, Barcelone et Chelsea (trois clubs fondateurs de la Super League) a ensuite présenté pêle-même des solutions pour assainir les finances du football: "une stricte régulation du marché des transferts", "un fonds de garantie commun", "une DNCG europénne". Avant de conclure: "Des solutions existent, mais encore faudrait-il du courage, de la sévérité, et une envie politique de révolutionner les choses."

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La Super League

CP