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Super League: Piqué défend Laporta qui a impliqué le Barça dans le projet

Alors que le FC Barcelone n'a pas statué officiellement sur sa position après la déroute de la Super League, Gerard Piqué a estimé qu'il ne fallait pas tenir Joan Laporta pour responsable. L'Espagnol a pris la défense du nouveau président barcelonais, indiquant qu'il avait hérité d'un club dans une mauvaise situation économique.

À peine 48 heures après l'annonce de sa création, la Super League est déjà caduque. Ce mardi, les six clubs anglais engagés comme membres fondateurs ont décidé de se retirer du projet. En Italie, l'Inter et l'AC Milan n'ont pas tardé à suivre tandis que la Juventus a confirmé que le projet ne verrait pas le jour tout en émettant des regrets.

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En Espagne, l'Atlético de Madrid s'est également désolidarisé de la Super League et il ne reste officiellement que deux clubs qui n'ont pas statué sur leur position après cette descente aux enfers : le Real Madrid et le FC Barcelone.

En Catalogne, Gerard Piqué s'est fendu d'une petite réaction personnelle sur Twitter en lien avec la tombée de la Super League, confiant : "Le football appartient aux fans. Aujourd'hui, plus que jamais." Quelques mots qui lui ont valu un sérieux recadrement par le monde du tennis qui lui a reproché la réforme de la Coupe Davis, dont il est à l'origine.

Pour Piqué, Laporta n'est pas responsable

Sur Movistar+, le défenseur du FC Barcelone est revenu sur la décision de son club d'avoir voulu faire partie intégrante de ce projet. L'Espagnol a dédouané Joan Laporta, fraîchement élu à la tête du club culé. Pour lui, le dirigeant catalan ne doit pas être tenu pour responsable.

"En tant que président du Barça, il est dans une situation où il a hérité d’un club dans des circonstances économiques très mauvaises, très négatives et qu’il prendra la meilleure décision possible pour le club. Si je regarde la Super League du prisme d'un joueur, je vous dirais que ce n’est pas positif à long terme pour le monde du football. Est-ce qu’on veut ça pour le monde du football ? Que les Séville, Valence, Everton, Leicester, Naples... disparaissent ? Parce que ces clubs vont avoir tendance à valoir zéro."

Luca Demange