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UEFA: le fair-play financier pourrait être "adapté"

Le président de l’UEFA, Aleksander Ceferin, a déclaré mardi que le système du fair-play financier (FPF) est susceptible d’être modifié. Il a en revanche refusé de se prononcer sur l’interdiction de deux ans de Ligue des champions imposée à Manchester City.

Manchester City, suspendu de Ligue des champions pour les deux prochaines saisons, a fait appel devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) contre le verdict de l’Instance de contrôle financier des clubs de l’UEFA (ICFC). Le bras financier de l’UEFA a conclu que le club anglais avait commis de "graves infractions" aux règles du fair-play financier (FPF).

A ce propos, le président de l’UEFA Aleksander Ceferin a suggéré ce mardi qu’il pourrait y avoir des changements dans le processus complexe du FPF, dont le règlement est conçu pour empêcher les clubs de recevoir des montants illimités grâce à des accords de parrainage gonflés avec des organisations liées aux propriétaires.

"Il est trop tôt pour dire à quoi il ressemblera à l'avenir, mais nous y réfléchissons et nous devrons probablement nous adapter", a-t-il déclaré devant les journalistes. Alors que ce système a été créé pour améliorer la santé financière générale des clubs européens, les critiques portent sur le fait que l’UEFA a peut-être favorisé une "élite" fermée de clubs en Europe.

Ceferin a donc déclaré que le changement est à l’ordre du jour: "C'est un système très réussi, il n'y a presque plus de pertes dans le football européen et maintenant nous devrons probablement nous adapter à différentes époques, a-t-il suggéré. Nos experts sont en discussion mais les changements ne se produiront pas très bientôt, je suppose."

Pas d’avis sur Manchester City

Le boss de l’UEFA n’a en revanche pas souhaité donner son avis sur l’affaire de Manchester City. "Je ne connais pas l'affaire et il ne serait pas approprié pour moi (de donner un avis) même si je connaissais l'affaire", a-t-il nuancé devant les journalistes. Les doubles champions de Premier League en titre ont d’ailleurs critiqué l’UEFA sur la façon dont celle-ci a mené l’enquête.

Ceferin, avocat slovène, a réitéré sa volonté de ne pas s’exprimer pour respecter le système: "Écoutez, en tant qu'avocat, je respecte le système. Le système que nous avons, la Chambre d'enquête et la Chambre d'arbitrage, et nous avons le TAS à Lausanne", a-t-il renchéri.

"Pour certains administrateurs, c'est un problème si vous avez un organisme indépendant. Pour moi, c'est un privilège", a conclu le président de l’UEFA.

Baptiste Blanchard