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Manchester United: ce que le départ de Mourinho va coûter

Manchester United a officialisé le départ de José Mourinho, ce mardi matin alors qu’il lui restait encore un an et demi de contrat (plus une année en option). Ce qui va coûter très cher au club même s’il a les ressources pour y subvenir et recruter en janvier.

Ce n’était pas attendu aussi tôt mais José Mourinho n’est plus l’entraîneur de Manchester United. Le club a officialisé le départ du manager portugais ce mardi matin. Dans les faits, rien de surprenant puisque les Red Devils signaient leur pire début en championnat depuis 1990, que le nom de José Mourinho était n°1 des paris pour une possible éviction et que les médias avaient déjà chiffré le coût d’un éventuel départ. 

Il avait prolongé en janvier dernier

Selon plusieurs médias anglais, Manchester United devra verser environ 27 millions d’euros à son désormais ex-entraîneur. Arrivé en 2016 en remplacement de Louis van Gaal, le Portugais avait prolongé son bail avec les Red Devils en janvier 2018 alors que son équipe figurait en deuxième place de Premier League (son classement à l’issue de la saison, le meilleur depuis le départ de Sir Alex Ferguson en 2013). Il était lié avec MU jusqu’en 2020 avec une année en option.

Un chiffre impressionnant sur le papier mais dans les cordes de Manchester United, qui reste le club le plus riche du monde, selon Forbes (3,5 milliards d’euros). Cela pourrait-il avoir un impact sur le mercato du club? A première vue non puisque Manchester United a les moyens d’investir. Cela pourrait en revanche causer des problèmes au niveau du fair-play financier (un club ne doit pas dépenser plus d’argent qu’il n’en gagne) et restreindre le club dans son recrutement.

Quand Mourinho évoquait ses concurrents et le FPF

Cela pourrait ne pas avoir trop d’impact puisque ce coût du départ figure en partie dans le budget du club puisqu’il correspond pour la plupart au salaire du Portugais jusqu’en 2020. Les recettes du club, elles, se portent bien. Ces dernières semaines, Mourinho estimait que Manchester United ne luttait pas à armes égales avec ses autres concurrents, dont Manchester City en Angleterre, dans le collimateur de l’UEFA sur cette question du FPF. 

"Si ceux qui sont devant nous poursuivent dans la même direction avec les mêmes ambitions et les mêmes investissements, c'est une chose, c'en est une autre s'ils arrêtent, ou si le Fair-play financier (FPF) les arrête, dans ce cas on pourra un peu mieux se rapprocher d'eux", avait-il lâché. Il n’en aura plus les moyens.