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Premier League: pourquoi ça sent (vraiment) bon pour Liverpool cette saison

A l’heure d’aller défier Manchester United, ce dimanche à Old Trafford (17h30 sur RMC Sport 1), Liverpool est solidement installé en tête de la Premier League. Avec leur effectif talentueux et expérimenté, les Reds dégagent une puissance collective impressionnante. Et semblent plus que jamais armés pour décrocher un titre qui les fuit depuis près de vingt ans.

Une vraie force collective

La colonne vertébrale de Liverpool n’a quasiment pas changé ces dernières années. A de rares exceptions près, Jürgen Klopp s’appuie sur les mêmes hommes pour façonner son équipe. Dans un 4-3-3 inamovible. Une continuité qui offre aux Reds de précieux repères sur le terrain. Habitués à évoluer ensemble, les joueurs se connaissent par cœur et se trouvent les yeux fermés. Chacun maîtrise son rôle et sa zone d’action. Résultat: le bloc rouge propose un cocktail parfait entre solidité et créativité. Et le club de la Mersey plane sur la Premier League avec huit victoires en huit journées, la meilleure défense (six buts encaissés) et la deuxième attaque la plus prolifique (vingt buts marqués).

Une équipe en pleine confiance

Les partenaires de Mohamed Salah peuvent entrer dans l’histoire du foot anglais ce week-end. S’ils l’emportent sur la pelouse de Manchester United, dimanche (17h30 sur RMC Sport 1), ils enchaîneront une dix-huitième victoire consécutive en PL (en comptant la fin de saison dernière). Une performance qui leur permettrait d’égaler le record établi par Manchester City en 2017. Et peut-être de le battre la semaine suivante contre Tottenham à Anfield. Pour retrouver la dernière défaite de Liverpool en championnat, il faut remonter au 3 janvier dernier (2-1 à City). Depuis, les Reds ont enchaîné vingt-cinq matchs sans chuter (vingt-et-une victoires, quatre nuls). Autant dire que leur jauge de confiance est au zénith à l’heure d’aller défier leurs grand rivaux à Old Trafford.

De grosses individualités

Si le collectif de Liverpool est aujourd’hui bien rôdé, il est aussi sublimé par des talents hors du commun. A commencer par celui de Virgil van Dijk. Stratosphérique depuis son arrivée il y a bientôt deux ans, le colosse néerlandais est actuellement considéré comme le meilleur défenseur du monde. A ses côtés, Trent Alexander-Arnold (à droite) et Andrew Robertson (à gauche) sont des références sur la planète des latéraux. Alisson fait partie des gardiens les plus fiables du game alors que Georginio Wijnaldum ne cesse de monter en puissance au milieu. Sans oublier, bien sûr, les trois de devant. Avec Moh Salah, Sadio Mané et le très sous-coté Firmino, les Reds disposent de l’une des plus belles forces de frappe du continent.

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Un effectif très fourni

Pour tenir la cadence dans une ligue aussi exigeante que la Premier League, il faut de la ressource. Et Liverpool n’en manque pas au sein de son effectif. Au-delà de son onze type, le club de la Mersey dispose d’un réservoir profond quand arrive l’heure du turn-over. Avec des joueurs comme Joe Gomez, Dejan Lovren, Naby Keita, Alex Oxlade-Chamberlain, James Milner, Adam Lallana, Xherdan Shaqiri ou Divock Origi, Jürgen Klopp peut facilement varier ses compositions, sans affecter le rendement de son équipe. Surtout que les suppléants affichent un état d’esprit irréprochable, sur et hors du pré. Une donnée souvent essentielle pour remporter de grands trophées.

La victoire en Ligue des champions

En remportant la dernière Ligue des champions, les Reds ont mis fin à l’hégémonie espagnole impulsée par le Real Madrid. Au terme d’une finale 100% british, Liverpool a pris le meilleur sur Tottenham au Wanda Metropolitano. Grâce à un penalty de Salah et une frappe d’Origi (2-0). Un sacre qui a offert une bonne dose d’assurance aux protégés de Klopp, pourtant deuxièmes de leur poule derrière le PSG. Désormais, ils savent qu’ils peuvent aller au bout et connaissent le goût enivrant de la victoire. Une expérience précieuse alors qu’ils courent après leur premier titre de champion d’Angleterre depuis 1990.

Le grand objectif de la saison

Liverpool ne crachera pas sur un nouveau triomphe en C1, évidemment. Mais après avoir raflé deux Coupe aux grandes oreilles en moins de quinze ans (2005, 2019), tout le peuple rouge attend maintenant de marcher sur l’Angleterre. Régulièrement chambré par ses concurrents, le club de la Mersey, qui compte dix-huit titres dans son histoire, vise désormais la PL en priorité. Même si l’objectif n’est pas aussi clairement affiché. Attention, Klopp n’ira pas jusqu’à envoyer son équipe bis en Ligue des champions. Certainement pas. Mais le technicien allemand mettre tout en œuvre pour avoir ses meilleurs atouts sous la main pour les grandes affiches nationales.

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En progression constante avec Klopp

Jürgen Klopp a débarqué dans la ville des Beatles en octobre 2015, pour prendre la succession de Brendan Rodgers. Fort d’une solide réputation acquise au Borussia Dortmund (deux titres de champion, une Coupe d’Allemagne, une finale de Ligue des champions). Et depuis son arrivée, le coach à lunettes n’a cessé de faire progresser son équipe. Après avoir terminé 8e du championnat en 2016, Liverpool s’est placé au pied du podium les deux années suivantes (2017-2018). Avant de lutter pour le titre et d’échouer à la deuxième place, derrière Man City la saison passée. Si la courbe de résultats se poursuit, il n’y aurait donc rien d’étonnant à voir les Reds tout en haut du classement en mai prochain.

Une concurrence moins dense

On parle toujours du "Big Six" en Angleterre. Mais cette saison, ce n’est pas vraiment le cas dans les faits. Derrière Liverpool et Manchester City, programmés pour se disputer la couronne du royaume, la concurrence semble affaiblie. Interdit de recrutement cet été, Chelsea est en phase de reconstruction avec Frank Lampard. Le Tottenham de Mauricio Pochettino apparaît essoufflé après sa folle épopée en Ligue des champions. Unai Emery ne jouit pas d’un effectif taillé pour la gagne à Arsenal. Pas plus qu’Ole Gunnar Solskjaer à Manchester United. Dans ce panorama, l’horizon semble plus dégagé que jamais pour la bande à Van Dijk. A condition de garder City à bonne distance. Pour l’instant, les joueurs de Pep Guardiola sont 8 points derrière. Et cette fois, pas sûr qu'ils parviennent à combler leur retard.

https://twitter.com/AlexJaquin Alexandre Jaquin Rédacteur