RMC Sport

Super League: “Ils mentent plus que Poutine”, Tebas dézingue la Juve, le Real et le Barça, les clubs dissidents

Javier Tebas s’en est violemment pris au Barça, au Real et à la Juventus, qui souhaiteraient relancer le projet de Super League. Le patron de la Liga a eu des mots très durs envers les dirigeants des trois clubs dissidents.

Javier Tebas n’a pas l’habitude de mâcher ses mots, et il l’a une nouvelle fois prouvé ce jeudi lors d’un sommet sur le football organisé par le Financial Time. Alors que le Real, le Barça et la Juventus de Turin étaient censés annoncer une relance du projet de Super League lors de ce colloque, le patron de la Liga est monté au créneau.

“Ils mentent plus que Poutine”, a lâché Tebas, dans des propos rapportés par un journaliste de la BBC, lors de ce sommet. "Les trois clubs se sont rencontrés chez Andrea Agnell (le président de la Juventus, ndlr)." Le boss du football espagnol nous a ainsi offert une situation plutôt cocasse puisqu’il a tenu ses propos à quelques mètres du dirigeant turinois, assis au premier rang de ce sommet.

Ceferin accuse les clubs dissidents de se servir de la guerre en Ukraine

Quelques minutes avant, Agnelli s’était déjà attiré les foudres d’Aleksander Ceferin. Le patron de l’UEFA, bien décidé à couper l’herbe sous le pied au dirigeant italien, a également eu des mots très durs envers les clubs dissidents. "Ils ont d'abord lancé leur projet de non sens au milieu de la pandémie, maintenant on comprend qu'ils en lancent un autre au milieu d'une guerre. Ces gens doivent vivre dans un univers parallèle", a affirmé le Slovène, tout en répétant que clubs qui prendront part à ce projet de ligue fermée seront exclus de toutes les compétitions de l’UEFA.

Selon de très nombreuses sources, Agnelli devait présenter des nouvelles propositions - élaborées conjointement avec les dirigeants du Barça et du Real - pour le projet controversé de ligue fermée, avec quelques modifications par rapport à la proposition initiale. Dans son allocution, le président de la Juventus devait notamment renoncer au statut de membre permanent "pour maximiser l'impact du jeu sur le bien-être social des électeurs en Europe". La Juve, le Real et le Barça affirment que leur projet est "une reconnaissance d'un système qui est cassé."

Felix Gabory Journaliste RMC Sport