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Mercato: Florentino Pérez encore agacé et amer sur le dossier Mbappé

Florentino Pérez, président du Real Madrid, a tenu un discours agacé sur les clubs aux fonds étatiques qui peuvent se permettre de refuser 200 millions d'euros pour un joueur. Des mots qui rappellent l'offre transmise au PSG par le club espagnol pour Kylian Mbappé.

Encore agacé par l'échec de l'opération Mbappé cet été, Florentino Pérez poursuit sa croisade contre les clubs détenus par des fonds étatiques... et donc le Paris Saint-Germain. Selon des propos rapportés mardi par Marca, le président du Real Madrid a partagé son amertume sur l'équilibre actuel du marché des transferts, qu'il juge complètement plombé par la puissance financière des nouveaux riches. Pour étayer son propos, le dirigeant espagnol a donné un exemple qui rappelle fortement ce qu'il s'est passé au mois d'août avec le PSG et le champion du monde français.

"Nous devons honorer les contrats et nous essayons de faire venir de bons joueurs et les meilleurs. Mais il faut pouvoir payer. Aujourd'hui, vous donnez 200 millions d'euros et on ne te vend rien. Quand les contrats se terminent, c'est mieux. Mais aujourd'hui, il y a une folie de clubs qui appartiennent à des États et qui ne transfèrent pas les joueurs", a déploré Florentino Pérez lors d'une réunion au Santiago-Bernabéu, d'après Marca.

"Le temps viendra où les 30 premiers clubs d'Europe seront détenus par des pays"

"Je me bats pour que ce soit la gestion qui prime, par l'argent qu'on vous donne de l'extérieur, a-t-il insisté. Le temps viendra où les 30 premiers clubs d'Europe seront détenus par des pays. Ce n'est pas le principe de l'Union européenne. Je suis venu ici pour me battre et je me suis toujours battu depuis mon arrivée".

Cette nouvelle attaque contre le PSG, Manchester City et désormais Newcastle a été l'occasion pour Florentino Pérez d'affirmer encore que la Super League est la solution à tous ces maux: "En 1955, la Coupe d'Europe des clubs champions a été créée, et c'était la même situation qu'aujourd'hui. Le football doit être joué avec les mérites et les ressources dont vous disposez. Il faut respecter les principes de l'Union européenne, de la solidarité, de la concurrence et du fair-play. Nous devons mettre de l'ordre, et je vais me battre pour cela".

JA