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F. Manaudou : « Pas trop mal pour un débutant »

Florent Manaudou

Florent Manaudou - -

Florent Manaudou s'est qualifié jeudi pour la finale du 50m nage libre des Jeux Olympiques de Londres. Sur les traces de sa soeur Laure, le nageur français, qui participe à ses premiers JO, a hâte d’en découdre vendredi soir (à 21h09).

Alors Florent, satisfait ?

C’était l’objectif de se qualifier en finale. C’était un peu pénible d’attendre jeudi soir pour ça. Ça a payé, c’est bien.

Racontez-nous un peu votre course.

Un 50 mètres, c’est dur à raconter. On plonge, on est concentré sur soi-même, on essaie d’être le plus décontracté possible. Et quand ça passe, c’est bien. Donc c’est cool.

Comment vous êtes-vous trouvé ce soir ?

Largement meilleur que ce matin. J’ai toujours l’habitude de nager plus vite le soir que le matin.

Vous devez avoir hâte d’en découdre avec Cesar Cielo.

Oui, bien sûr. Les huit concurrents nageront très vite. Je crois que ce sont les huit meilleurs aux bilans mondiaux. Il n’y a donc pas de surprise.

« Laure a eu son heure de gloire »

Que représente pour vous cette première finale olympique pour vous ?

Tout simplement une première chance de briller au plus haut niveau. Ça ne fait même pas un an que je fais du 50m nage libre. C’est dur de tout maitriser. Je trouve que je me débrouille pas trop mal pour un débutant. Après, ce ne sont que des mecs expérimentés devant moi, alors on verra.

La journée a été particulière pour le clan Manaudou, avec votre sœur qui nageait en séries du 200 m dos le matin…

C’était la seule journée où on nageait tous les deux. Je pense que mes parents ont dû être un peu stressés devant leur poste de télévision. Ça s’est bien passé pour moi, un peu moins pour ma sœur. C’est la vie, c’est les Jeux. Ma sœur a eu son heure de gloire. Là, c’est un peu plus compliqué mais elle a déjà réussi à se qualifier pour les JO. C’est beau.

Laure connait l’atmosphère d’une finale olympique. Qu’est-ce que la grande sœur va pouvoir conseiller à son petit frère ?

Le mot d’ordre sera d’être décontracté. Des 50, on en fait tellement dans une vie. Il faut se dire que ce ne sera qu’un de plus et que l’on perde ou que l’on gagne, ça ne changera pas notre vie.

Propos recueillis par Pierrick Taisne, à Londres.