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Les dessous du « transfert » de F. Manaudou

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Florent Manaudou a décidé de quitter son grand frère et entraîneur Nicolas pour rejoindre les Cercle des nageurs de Marseille, où est licenciée sa sœur Laure. Une décision qu’il affirme avoir prise « seul ».

Adieu tequila, cactus et sombreros ! Adieu surtout au stage que l’équipe de France de natation organise au Mexique fin juillet, avec tous les nageurs qualifiés pour les Mondiaux… Ce stage, Nicolas Manaudou, jusqu’alors entraîneur de son petit frère Florent, y était convié. Mais depuis que le benjamin de la famille, qualifié pour Shanghai sur 50m papillon, a décidé de rejoindre Marseille, Nicolas doit se faire une raison. Il n’intégrera pas le collectif des entraîneurs nationaux le temps de ce stage. Une décision qu’il a du mal à avaler, au point d’avoir publiquement fait connaître son courroux à RMC Sport. Au passage, Laure Manaudou, qui s’est félicitée du choix du benjamin, en a pris pour son grade.

« C’est une décision personnelle, certifie pourtant Florent Manaudou. Même si ma sœur n’était pas à Marseille, je pense que je serais venu, car c’est un club qui me convient au niveau de l’ambiance. Il y a un groupe de qualité. » Le président du CNM, Paul Leccia, ne peut qu’abonder dans son sens. « C’est formidable parce qu’il est venu spontanément. Il a vu l’ambiance et la qualité du travail effectué et il a voulu venir chez nous. C’est une reconnaissance fabuleuse, car ce garçon a énormément de talent. »

En réalité, Florent Manaudou avait déjà prévu de quitter le nid familial Ambérieu-en-Bugey (Ain) : « Vu les moyens qu’il y avait, je savais que ma carrière n’allait pas se faire là-bas », lâche-t-il. Mais il comptait le faire après les Jeux de Londres. « Ça s’est fait plus tôt pour des raisons personnelles, explique-t-il. Changer de coach, c’est commun dans la vie d’un sportif. »

C’est aussi l’avis de son nouvel entraîneur, Romain Barnier. « Quand on prend le rôle d’entraîneur, on sait très bien que ça peut être très long ou très court, glisse-t-il. Ça fait partie du jeu. Il m’est déjà arrivé que des nageurs me quittent. Pour moi, on est des éléments de passage pour guider, éduquer et transmettre des valeurs. Si ça dure une semaine ou cinq ans c’est la même chose, il ne faut avoir aucun regret là-dessus. » Pour le Mexique, en revanche…