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Coupe du monde féminine: la France n’a pas le droit à l’erreur pour son quart face à l’Italie

Le XV de France défie l’Italie en quarts de finale de la Coupe du monde féminine ce samedi 29 octobre (5h30, heure française). Battues par les Transalpines début septembre, les Bleues n’ont pas le droit à l’erreur. S’arrêter en quarts serait un échec pour cette équipe préparée à disputer le dernier carré.

Fini les phases de poules, cap sur les phases finales. Vainqueure de l’Afrique du Sud (40-5) et des Fidji (44-0), la France a échoué avec les honneurs contre l’Angleterre (13-7), finissant donc meilleure deuxième des poules.

Grâce à cette place, les Bleues s’offrent le droit de rêver d’une demi-finale contre les Black Ferns à l’Eden Park. Une affiche alléchante, mais qui ne doit pas faire oublier l’épreuve italienne pour les quarts de finale. Une défaite renverrait les Françaises à la maison plus tôt que prévu.

Une semaine intense mais décontractée pour se délester de la pression des phases finales

"Il y a un petit frisson en plus", souligne Gaëlle Hermet. La capitaine des Bleues le sait, la France est rentrée dans une nouvelle compétition. Le match contre l’Italie peut être le dernier, certaines joueuses pourraient arrêter leur carrière sur ce match. Alors, la préparation des phases finales a été adaptée en conséquence. "Nous avons eu envie de dédramatiser ce quart de finale en se disant que le match contre les Fidji était un huitième de finale. On a déjà commencé les phases finales, on est déjà rentré dedans", explique la troisième ligne du Stade Toulousain.

Cette semaine, les Tricolores l’ont commencée dimanche dernier par un barbecue sur la plage de Matapouri, dans le Northland, préparé par l’encadrement. Le mardi, les joueuses ont diné dans un "marae", une maison cérémonielle maori avec un repas traditionnel, puis ont profité d’un jour off le mercredi. "Nous sommes toutes conscientes de ce qui se joue samedi, ajoute Gaëlle Hermet. Nous ne sommes pas détendues, je n’aime pas ce mot. Mais nous sommes concentrées. On a hâte d’y être."

S’appuyer sur la défense, le grand point fort des Bleues

C’est vrai, en poules, la France a encore perdu contre l’Angleterre, pour la 11e défaite d’affilée depuis 2018. Si l’aspect offensif laissait encore à désirer, les Bleues ont assuré en défense.

Plaquant à tour de bras, les joueuses de Thomas Darracq ont mis les bouchées doubles avec une stratégie au point. Un match référence en défense sur lequel les Françaises se sont appuyées face aux Fidji et sur lequel elles comptent s’appuyer pour défier l’Italie.

"C’est un secteur très important pour nous, analyse David Ortiz, entraîneur assistant en charge de la touche et de la défense. Il va falloir répondre présent face à toutes les menaces italiennes."

Avec des joueuses dans les lignes arrières comme Beatrice Rigoni et Veronica Madia, le XV de France devra s’appliquer pour couper les lignes de course, comme elles l’ont fait face aux Red Roses. "On a montré une belle image en défense sur cette Coupe du monde, on doit continuer à mettre de l’intensité et de l’engagement", appuie Céline Ferer, la deuxième ligne des Bleues.

"Pour nous, ce n’est pas une revanche"

Habituées à rencontrer les Azzure dans le Tournoi des VI Nations, les Bleues savent comment battre ces Italiennes, à l’image de leur dernière confrontation dans la compétition européenne avec une nette victoire (39-6). Mais lors des deux matchs de préparation du Mondial, les joueuses d’Andrea Di Giandomenico avaient surpris la France lors du deuxième match à Biella (Italie) avec un succès (26-19). La question a été posée cette semaine, ce match est-il une revanche?

"On en a discuté avec le préparateur mental. Biella, c’est du passé pour nous, ce n'est pas une revanche, indique Safi N’Diaye, deuxième ligne du XV de France. Il y a eu beaucoup de chemin depuis cette défaite. On sait très bien que, lors d’une Coupe du monde, les matchs sont totalement différents." Vous l’avez compris, les Bleues ont les yeux fixés sur l’objectif des demies, sans se remémorer le passé, mais tout en faisant attention à ne pas le reproduire.

Gauthier Baudin en Nouvelle-Zélande