RMC Sport

Rugby: Oudéa-Castéra souhaite le départ définitif de la FFR de Bernard Laporte "pour l'image de la France"

Au lendemain de sa mise en retrait de la fonction de président de la Fédération française de rugby, la ministre des Sports, Amélie Oudéa-Castéra, a évoqué l’avenir de Bernard Laporte.

Le président de la Fédération française de rugby Bernard Laporte, condamné à deux ans de prison avec sursis pour corruption, a accepté de se mettre lundi soir en retrait de ses fonctions à la tête de la FFR. "C’est une première prise de conscience de la gravité des manquements qui ont été retenus dans ce jugement de première instance", a réagi Amélie Oudéa-Castéra Dans Télématin sur France 2, ce mardi matin. La ministre des Sports n’a cependant pas relâché la pression qu’elle exerce depuis le début de cette affaire et a déclaré qu’elle ne pouvait se satisfaire en l’état de ce retournement de situation. L'ancien sélectionneur du XV de France avait d'abord indiqué qu'il ne "(voyait) pas pourquoi (il) devrait" quitter son poste avant d'opérer un volte-face.

>> Procès Laporte/Altrad: les infos en direct

Oudéa-Castéra veut "le plus haut degré d'exigence morale"

Concernant la mise en retrait de Bernard Laporte, "il faut qu’on comprenne ce que ça veut dire, ce n’est pas une notion prévue par les textes, il faut qu'on comprenne de quelles garanties elle s'accompagne", a-t-elle expliqué. Dans son communiqué lundi soir, la FFR indique que Bernard Laporte proposera jeudi, lors de son entretien avec la ministre, de confirmer les décisions prises en Bureau fédéral le matin: la désignation "d'un président-délégué qui interviendra alors en lieu et place du président jusqu'à décision pénale définitive", ainsi que la "mise en retrait" dudit président.

"Cela soulève un certain nombre de questions, de durée, de légitimité, de périmètre de validité juridique, tout ça doit être regardé, a commenté la ministre. J’aurais l’occasion de m’entretenir de tout cela avec le président du comité d'éthique, je verrai Bernard Laporte jeudi. Ce qui est capital dans cette affaire c'est qu'on ait le plus haut degré d’exigence morale parce qu’il s'agit de l’image de la France, à huit mois de cette Coupe du monde." Autrement dit, même s’il "demeure président de la FFR" pour l’instant, la ministre des Sports souhaite que la situation évolue rapidement: "La situation fait obstacle à ce qu’il soit le président en exercice de cette fédération."

QM