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Parra : "Plus on va en finale, plus on a de chance d’en gagner une’"

Morgan Parra tout sourire après la qualification de Clermont pour la finale

Morgan Parra tout sourire après la qualification de Clermont pour la finale - AFP

EXCLU RMC SPORT. Battu par Toulon en Coupe d’Europe début mai, Clermont dispute une autre finale ce samedi (21h), celle du Top 14 contre le Stade Français. Une nouvelle chance de titre qui donne très envie au demi de mêlée de l’ASM, Morgan Parra.

Un peu plus d’un mois après votre défaite en finale européenne, Clermont est-il prêt à décrocher le Bouclier de Brennus ?

On va tout faire pour mais on sait que ce sera compliqué avec une belle équipe du Stade Français qui a prouvé qu’elle pouvait rivaliser avec les plus grands d’Europe et du championnat. A nous de nous préparer le mieux possible et d’avoir la même envie que ce week-end. On est passé à côté de notre finale de Coupe d’Europe. On avait envie d’avoir la chance de prendre une revanche sur nous-mêmes, on l’a. Mais le plus dur n’est pas d’y être mais de la gagner.

Avez-vous été surpris de voir le Stade Français battre Toulon et décrocher une place en finale ?

Oui et non. Oui par c’était Toulon en face. Pour les avoir joués en finale de Coupe d’Europe, il n’y a pas eu photo. On a eu du mal physiquement, ils ont répondu présent dans l’engagement, on n’a pas eu tant le ballon que ça et on perd cette finale ‘‘logiquement’’ même si on fait beaucoup d’erreurs. Et non car le Stade Français est une équipe qui a proposé du jeu, qui a été en place défensivement tout au long du championnat, qui n’a rien à envier à personne sur la conquête.

Clermont a connu beaucoup défaites dans des finales. Tout ça est-il oublié avant le rendez-vous de samedi ?

Ce n’est pas que c’est oublié. On l’a dans un coin de la tête mais il faut regarder devant. On a la chance de pouvoir prendre une revanche sur nous-mêmes et d’apporter une nouvelle finale au club, à nos supporters et à la ville et c’est important. On perd souvent en finale mais je préfère retourner quinze fois en finale et me dire que je pourrais en gagner une à un moment que de ne pas y être. Plus on a de chances d’y aller, plus on a de chances d’en remporter une. C’est ce qu’on se dit. Après, le sport niveau est cruel. Le Stade Français la veut autant que nous donc ce sera 50/50 et un gros match.

Personnellement, comment allez-vous sur le plan physique ? On vous a vu rester quelques instants au sol en demi-finale…

Ça va. Avec la chaleur et le combat très rude contre Toulouse, il y a eu des moments un peu compliqués pour se relever mais rien de grave. La chaleur a fait mal à tout le monde.

Votre saison à rallonge va se prolonger derrière avec la Coupe du monde. Il va falloir bien profiter de vos courtes vacances entre les deux…

Il va falloir en profiter, oui, mais je préfère vivre des moments comme ceux que je vis avec mon club, avoir trois semaines de repos et revivre un gros moment avec la préparation de la Coupe du monde en espérant faire partie du groupe qui partira pour la compétition. Ce sera une autre aventure énorme à vivre. Et j’ai eu la chance et la malchance d’être blessé en début et en milieu de saison donc j’ai beaucoup moins joué que les autres.

la rédaction avec l'Intégrale Sports