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Stade Toulousain: la course à la présidence est ouverte et Bouscatel adoube Didier Lacroix

René Bouscatel

René Bouscatel - AFP

Réuni aujourd’hui, le Conseil de Surveillance du Stade Toulousain a entériné le mode de désignation du prochain président. Les candidats ont jusqu’au 10 mai pour se faire connaître. En attendant, l’actuel président René Bouscatel a adoubé Didier Lacroix. Il souhaite le voir lui succéder. Et Lacroix a de grandes chances d’y arriver.

Le Stade Toulousain est à un carrefour de son histoire. Au mois de juin, il devrait y avoir un successeur au président René Bouscatel, en fin de mandat après 25 ans de règne. Le Conseil de Surveillance du club a en tout cas choisi aujourd’hui les modalités de désignation du futur président. Il a lancé un appel à candidature: les personnes intéressées par la poste ont jusqu’au 10 mai pour envoyer leur candidature au siège social du club par courrier recommandé. Elles devront être parrainées par trois membres du Conseil de Surveillance (qui en comporte au total dix-sept). Elles seront ensuite prévenues du mode de désignation. 

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C’est l’actuel président de ce Conseil de Surveillance, Hervé Lecomte, qui a ce communiqué à la presse à l’issue de la réunion. Immédiatement interrogé sur ses ambitions, il a rétorqué qu’il "communiquerait rapidement sur la question", mais que "le poste l’intéressait". En place depuis décembre 2014, ancien joueur du Stade Toulousain, Lecomte avait joué à l’époque les pompiers de service au moment d’une crise politique au club, lorsque deux courants s’opposaient (Novès d’un côté et les frères Lacroix de l’autre). Il était l’homme du consensus. Le sera-t-il encore? Rien n’est moins sûr.

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"Si c’est Didier Lacroix, c’est parfait !"

Car quelques minutes plus tard, le président Bouscatel recevait à son tour les journalistes dans son bureau. Et l’assistance allait vite comprendre que les tractations étaient bien entamées en coulisses. Car si Bouscatel se réservait le droit de se représenter ("ma décision, je ne l’ai pas prise. Ce n’est ni pour moi une priorité, ni un objectif"), sans en dire plus, à la question de savoir s’il soutenait éventuellement un candidat il répondait de manière limpide: "je pense que le Stade Toulousain est très riche en personnalités". Avant de se lancer dans un blanc-seing envers le directeur de la régie publicitaire et ancien joueur, Didier Lacroix.

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"Je pense que Didier Lacroix aurait tout a fait l’étoffe, la compétence, le sérieux et l’expérience, puisque ça fait vingt ans que je travaille avec lui. Vous me posez la question, j’y réponds très librement". Bouscatel a même balayé des problèmes de conflits d’intérêts lié au poste occupé par Lacroix: "Vous savez, j’étais avocat. D’abord le fait d’être à la régie ne crée pas une incompatibilité. Il peut y avoir tout simplement des conflits d’intérêts mais il suffit de les régler en trouvant des process dans le cadre desquels, Didier pour le nommer, laisserait à une commission ad-hoc ou à un membre du Conseil du Directoire… (il ne finit pas sa phrase et conclut) il y a toujours des solutions et cela ne poserait pas de problème. Donc, j’attends de voir les autres candidats, s’il y a des surprises, mais si c’est Didier Lacroix, c’est parfait."

Il l’a avoué, Bouscatel ne sera pas candidat face à Didier Lacroix. Mais à la question de savoir s’il se présenterait en cas d’unique candidature d’Hervé Lecomte par exemple, là encore, sa réponse fut limpide: "certainement". Preuve que l’historique président a choisi son homme et que le combat de Lecomte va être difficile: Didier Lacroix pourrait apparaître comme l’homme idoine. Toulousain pur souche, par son long et riche passé de joueur en rouge et noir (six fois champion de France, une fois champion d’Europe), il connaît par cœur les arcanes complexes de ce club si particulier. Et surtout, il a ses entrées à l’association Stade Toulousain (qui détient 50% du club) et avec les Amis du Stade (25%). Ce qui est une carte maîtresse quand on brigue la présidence de ce club si particulier. Bref, Lacroix a maintenant les cartes en main pour être le prochain président du Stade Toulousain. Réponse sous peu…

Wilfried Templier à Toulouse