RMC Sport

Mondiaux de Biathlon (relais): Les Bleues sans glisse, la Norvège pour la troisième fois en or

La France espèrait le podium ce samedi pour le relais féminin, elle devra se contenter d'une frustrante huitième place. Intouchable sur la piste, la Norvège est quant à elle sacrée pour la troisième fois consécutive championne du monde.

Le relais féminin français composé d’Anaïs Bescond, Anaïs Chevalier Bouchet, Chloé Chevalier et Julia Simon a pris une frustrante huitième place aux championnats du monde de biathlon à Pokljuka en Slovénie. C’est la Norvège qui conserve son titre devant l’Allemagne et l’Ukraine. Les bleues qui n’ont pas grand-chose à se reprocher avec seulement 5 balles de pioche utilisées contre 11 pour la Norvège par exemple. Les bleues ont eu un problème de préparation des skis dans des conditions météo piégeuses.

"On n’avait pas une super glisse", déclare Julia Simon

"C’est le biathlon, soulignait fataliste Julia Simon la dernière relayeuse. On sait que pour qu’une course de biathlon soit réussie il y a beaucoup de facteurs qui sont propres à nous mais aussi extérieurs qu’il faut aligner. Aujourd’hui on fait une très très bonne course sur le pas de tir mais il en manquait sur les skis. On n’avait pas une super glisse on était peut-être un peu en dessous des autres équipes. Mais c’est le jeu. C’est une piste vraiment compliquée à gérer je pense pour tous les techniciens avec des neiges complètement différentes sur plusieurs endroits du tracés. C’est dommage et c’est triste parce qu’on avait coché cette course et est vraiment toutes très déçues".

"C'est un peu la douche froide" avoue Chloé Chevalier

Chloé Chevalier la troisième relayeuse qui a pris la place de Justine Braisaz-Bouchet disputait la première course de sa carrière dans un championnat du monde. Un relais transmis par sa grande sœur Anaïs deuxième relayeuse qui lui a glissé quelques mots lors de la transition. "Elle m’a dit quelque chose mais j’avoue je n’ai rien compris, sourit la sœur cadette. J’avais switché et j’étais dans la course prête à en découdre et je n’ai pas porté attention à ce qu’elle disait". Une première frustrante. "Le résultat c’est un peu la douche froide parce qu’on savait qu’on avait une équipe qui faisait partie des favorites. Ça fait 10 jours que je suis là et c’est long. Avec la bonne surprise en milieu de semaine de ma titularisation dans le relais, j’étais surexcitée. J’avais la chance d’avoir un dossard donc j’étais obligée d’avoir envie et le sourire ce matin. Je suis contente de ne pas m’être laissée débordée par les émotions".

Placé en bas d’une descente sur le parcours, Frédéric Jean l’entraîneur des filles a vite compris qu’il y avait un soucis de matériel. "Je voyais bien la vitesse qu’il y avait, et pour nous la vitesse qu’il manquait. Ça fait partie du jeu, au niveau matériel ce n’était pas terrible mais c’est comme ça. Les techniciens ils sont comme les athlètes, comme nous, ils font leur maximum, ils ne font pas exprès". Fred Jean qui préfère retenir le positif. "Il y a de la déception parce qu’on n’était pas venus pour faire 8ème, mais il y a quand même des choses encourageantes dans le sens où elles rendent une copie avec 5 pioches seulement ce qui en temps normal est très bien. Il faut rebondir maintenant pour la mass-start de demain".

Propos appuyés par Julia Simon vainqueur des deux dernières mass-starts de la saison en coupe du monde. "On se remobilise et on espère rebondir pour demain".

Julien Richard