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Boxe: Djeko explique pourquoi il a abandonné face à Yoka

Tony Yoka s’est emparé du titre des poids lourds de l’Union européenne en dominant Joël Tambwe Djeko vendredi lors de la deuxième reprise. Le Belge a expliqué avoir jeté l’éponge en raison d’une blessure au nez contractée pendant le combat.

Tony Yoka a atteint le cap des dix victoires chez les pros après son succès au douzième round ce vendredi contre Joël Tambwe Djeko. Après un avant-match houleux et la gifle infligée par le Belge, le Français a maîtrisé son sujet pour remporter son premier titre avec la ceinture de l’Union européenne. Un succès facilité par une blessure au nez selon son adversaire.

"J’avais la cloison nasale du nez déplacée depuis le septième round, a expliqué Djeko pour le journal L’Equipe. Cela n’a l’air de rien mais cela fait un mal de chien. J’ai tenu. Je me parlais à moi-même en me répétant: 'Avale la douleur.' Je ne voulais pas lâcher, j’ai tenu mais cela m’a gêné et créé mon manque d’activité sur le ring."

Djeko: "La douleur était trop forte"

Après avoir tenté de résister et d’éviter les mauvais coups pendant presque cinq reprises, Joël Tambwe Djeko a finalement abandonné après un simple jab du champion olympique de Rio en 2016. A en croire le Belge, Tony Yoka a volontairement visé le nez meurtri pour le pousser à rendre les armes, alors que ses crochets et autres uppercuts, eux, ne touchaient pas.

"Yoka s’en est aperçu, il visait mon nez. La douleur a freiné mes élans en me faisant hésiter, a ajouté le Belge de 31 ans après sa troisième défaite en 21 combats. Je me disais: 'Si tu t’exposes, tu risques un contre encore plus fatal'. C’est cette douleur au nez qui m’a forcé à arrêter. Sur un tout petit jab. Quand il m’enchaîne dans le coin, ses gros coups passent à côté. Il touche mes épaules, l’arrière de mon crâne. Je le contre d’une droite, il me met juste un petit jab pour reculer et prendre son élan. Là, à cet instant, la douleur était trop forte. Mon coin ne m’a pas dit qu’il ne restait que quelques secondes. Je pensais qu’il restait encore deux minutes."

JGL