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Boxe: Roi des lourds-légers, Oleksandr Usyk peut-il régner chez les lourds?

Champion unifié et incontesté à quatre ceintures des lourds-légers, Oleksandr Usyk fait le grand saut chez les lourds avec un premier combat ce samedi soir à Chicago contre l’Américain Chazz Witherspoon (à suivre en direct sur RMC Sport). Et le débat de s’ouvrir: le roi de la catégorie inférieure, sublime boxeur sur le plan technique, a-t-il les capacités pour monter sur le trône alors que les défis Deontay Wilder, Tyson Fury, Andy Ruiz Jr ou Anthony Joshua l’attendent chez les mastodontes? Analyse en profondeur.

Il a mis le temps. Mais cette fois, il y est. Privé d’un combat contre le Français Carlos Takam en mai en raison d’une blessure au biceps, Oleksandr Usyk fait ses grands débuts chez les lourds ce samedi soir à Chicago face à Chazz Whiterspoon (38-3, 29 KO, 38 ans). Adversaire de dernière minute, qui remplace son compatriote Tyrone Spong pris par la patrouille antidopage pour un produit traitant... l’infertilité féminine (ça ne s’invente pas), l’Américain ne devrait pas se révéler un obstacle insurmontable pour l’Ukrainien, absent des rings depuis onze mois et sa victoire sur le Britannique Tony Bellew par TKO à Manchester. Et qu’on attend déjà beaucoup plus haut. A l’heure de le voir rejoindre les mastodontes, ce sont plutôt les noms de Deontay Wilder, Tyson Fury, Anthony Joshua ou Andy Ruiz Jr qui lui sont associés. Plus que logique. Car Usyk chez les lourds, c’est du lourd. 

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"The Cat", surnom donné pour la qualité des déplacements et la faculté à éviter les coups de celui dont l’idole n’est pas Muhammad Ali pour rien, possède à 32 ans un CV pugilistique long comme le bras. Champion d’Europe, du monde et olympique (Londres 2012) chez les amateurs. Champion du monde chez les pros après seulement dix combats. Champion unifié et incontesté des lourds-légers, avec les quatre ceintures des quatre fédérations principales (WBC, WBA, IBF et WBO), une première dans l’histoire de la catégorie, au bout de quinze combats après sa victoire dans le prestigieux tournoi des World Boxing Super Series en juillet 2018. De quoi s’offrir la cinquième place du classement pound-for-pound (toutes catégories confondues) du prestigieux magazine américain The Ring, soit plus haut que n’importe quel poids lourd actuel. 

"Il est un bien meilleur boxeur que les autres lourds, et j’inclus Fury" 

La question à venir se devine: le roi des lourds-légers (16-0 ; 12 KO), division qui manque souvent de densité, peut-il régner chez les lourds, catégorie qui renaît de ses cendres ces dernières années et présente désormais un plateau riche? "La pression est sur lui. Est-ce qu’il peut être compétitif chez les gros gars?", s’interrogeait Eddie Hearn, son co-promoteur via Matchroom Boxing, cette semaine en conférence de presse. Sur le plan de la boxe, aucun doute, il a les armes pour. Fausse patte comme on les aime, technique, agile, intelligent et efficace, défenseur hors pair, danseur des rings très difficile à toucher à l’image de son grand pote et compatriote Vasiliy Lomachenko – chacun est le parrain du fils de l’autre – dont il partage des séances d’entraînement mais surtout l’art des déplacements latéraux et du contre, Usyk n’a rien à envier à n’importe quel lourd sur le plan technique.

Oleksandr Usyk (à droite) lors de sa victoire sur Murat Gassiev en juillet 2018
Oleksandr Usyk (à droite) lors de sa victoire sur Murat Gassiev en juillet 2018 © Icon Sport

"Il sait tout faire", résume Brahim Asloum, ancien champion olympique et du monde et consultant boxe RMC Sport. "Il est toujours actif et vous oblige à réfléchir en permanence, analyse Tony Bellew, qui l’avait défié pour ses titres unifiés des lourds-légers et a déjà combattu chez les lourds, pour Sky Sports. Son jeu de jambes est incroyable pour un gars aussi grand et ce sont ses pieds qui lui permettent de se positionner pour ses attaques. Il est d’un autre niveau sur ça: je comptais me rapprocher pour le travailler au corps mais chaque fois que j’essayais, il était trop insaisissable. Ses pieds vont le mener loin dans ce sport, et ses feintes comme sa façon de mettre en place ses attaques sont également impressionnantes. Sur les fondamentaux, il est un bien meilleur boxeur que les autres lourds, et j’inclus Fury." 

"Il suffit qu’il en prenne une bonne et il nous fera une Jésus!"

"Il va porter la boxe poids lourd à un tout autre niveau", s’emballe Alexander Krassyuk, son autre promoteur via K2 Promotions Ukraine. "Vous allez voir le meilleur de la catégorie", confirme son manager Egis Klimas. Son équipe l’envoie déjà au sommet. Mais il y a un hic. "C’est un petit lourd", pointe Brahim Asloum. Un mètre quatre-vingt-dix sous la toise, huit centimètres de plus en allonge, un beau bébé. Mais chez les lourds, il y en a d’encore plus beaux. "Quand les mecs en face feront 120 kilos, est-ce qu’il va être capable d’encaisser leurs coups et d’avoir cette capacité à se déplacer et à déclencher? C’est un vrai point d’interrogation, questionne notre consultant. Avec des mecs en face à ce poids, ce sont des coups de parpaing que vous recevez. Chez les lourds, la puissance est un facteur essentiel. Il suffit qu’il en prenne une bonne et il nous fera une Jésus!" "Il est très fort techniquement mais ça va être compliqué car il aura un déficit de puissance", renchérit John Dovi, manager de l’équipe de France amateur et autre consultant boxe RMC Sport. 

"Usyk n’est pas une menace pour moi"

Ses futurs possibles adversaires ne disent pas moins. "Il peut réussir chez les lourds mais il faut se rappeler que cette catégorie n’est plus la même qu’à l’époque des Muhammad Ali ou Rocky Marciano, avait lancé le Britannique Anthony Joshua, ancien champion WBA Super, IBF et WBO, en conférence de presse en septembre 2018. Avant, des combattants comme moi, Wilder ou Fury, nous étions trop empotés. Mais maintenant, notre coordination est bonne, on sait frapper et nous sommes puissants. Usyk va devoir se rendre compte de ce que c’est que de partager le ring avec un gars de 108-114 kilos qui frappe très fort. Cette division n’est pas basée que sur le talent et les qualités de boxeur. Ça se joue aussi sur la volonté, sur ce que vous êtes capable d’encaisser. Passer chez les lourds va tester sa volonté et ses qualités."

Détenteur de la ceinture WBC, l’Américain Deontay Wilder s’est voulu encore plus clair ces derniers jours dans un entretien à Sky Sports: "Usyk n’est pas une menace pour moi. Il est trop petit. Il utilisera beaucoup ses déplacements et des choses comme ça mais ça ne me perturbe pas." Le pari est en effet risqué. Mais plein de panache, ce qui ressemble bien à celui qui a été battre l’Américain Michael Hunter (depuis passé chez les lourds, où il est invaincu, tiens tiens...) l’Allemand Marco Huck, le Letton Mairis Breidis, le Russe Murat Gassiev et Tony Bellew chez eux, avec à chaque fois un ou plusieurs titres en jeu, en l’espace de dix-neuf mois. "Il a raison d’aller déjà chercher des combats excitants, des bourses beaucoup plus conséquentes, certes face à des adversaires difficiles mais ce genre de boxeur aime ce genre de challenge, estime Brahim Asloum. C’est même sans doute ce qui va le rendre meilleur. Mais il faudra puiser dans autre chose et on va voir de quel bois il est fait."

"J’aime leur laisser penser que je ne suis pas un danger" 

Première certitude: l’attitude des autres à son égard le ravit façon "pour vivre heureux, vivons cachés". "J’ai vu que quelqu’un parlait de moi, s'amuse-t-il pour The Ring en évoquant la sortie de Wilder. C’est bien qu’il pense comme ça. J’aime leur laisser penser que je ne suis pas un danger." Mais alors, quel plan? Comment faire triompher la technique devant le physique? "Chez les lourds, il faut avoir deux qualités: la capacité à encaisser et la capacité à frapper extrêmement fort, rappelle Brahim Asloum. Mais quand vous êtes doué techniquement, que vous avez une véritable intelligence du ring, vous pouvez poser des problèmes à n’importe quel boxeur. Les boxeurs de longue allonge ont du mal avec les petits, regardez ce qui s’est passé entre Joshua et Ruiz. Les réglages sont différents, il faut s’ajuster, se baisser et fléchir sur les jambes et ça demande beaucoup plus d’énergie, surtout si l’autre sait bien se coller. Mais est-ce qu’il est capable d’aller leur faire la guerre? Car ces boxeurs, il faut leur faire la guerre, ne pas juste rester à distance avec sa technique." 

Même taille et même allonge que Holyfield et Haye, les deux seuls titrés dans les deux catégories

La référence se trouve dans le passé. Ils sont deux, l’Américain Evander Holyfield et le Britannique David Haye, à avoir été titrés chez les lourds après un sacre chez lourds-légers, avec en plus un bémol pour le second qui n’a été "que" champion WBA "régulier". Clin d’œil de l’histoire: les deux faisaient la même taille que Usyk et présentaient la même allonge. Mais Holyfield, qui n’avait "pas le même style" (John Dovi), "avait pris quinze ou vingt kilos de muscle pour pouvoir rivaliser avec les meilleurs lourds" (Brahim Asloum). Il n’empêche: il restait un petit lourd. Qui pesait moins de 95 kilos avant de devenir champion WBC-WBA-IBF des lourds contre James Buster Douglas en 1990 et à peine 101 quand il a battu Mike Tyson par deux fois en 1996 et 1997. Mais qui affichait douze kilos, cinq centimètres et quinze centimètres d’allonge de moins que le Britannique Lennox Lewis quand ce dernier l’a détrôné en 1999. Haye, lui, était à 100 kilos lorsqu’il est devenu champion chez les lourds contre le Russe Nikolay Valuev – qui était plus lourd de... plus de 40 kilos! – en 2009 et à 95 pour défier l’Ukrainien Wladimir Klitschko une grosse année et demie plus tard, combat terminé en défaite face à un adversaire plus lourd d’une douzaine de kilos et plus grand de huit centimètres.

Oleksandr Usyk
Oleksandr Usyk © Icon Sport

Bref, les deux ont fini par chuter contre plus gros. Même destin pour Usyk? Face aux grands noms actuels, il sera souvent en déficit. Si l’Ukrainien devrait s’afficher à peu près au même poids que Deontay Wilder lors de sa dernière sortie pour sa première dans la catégorie, l’Américain possède l’avantage de la taille et de l’allonge et une foudre dans le poing qu’il n’a pas. Face à Andy Ruiz Jr, il serait plus grand et avec une plus grande allonge mais afficherait sans doute près de vingt kilos de moins pour un déficit de puissance. Face à Anthony Joshua, ce dernier serait plus grand, plus gros et plus long. Enfin, contre Tyson Fury, le plus grand et long des lourds, il se retrouverait face à un style similaire au sien avec une superbe technique, une sorte de double version XXL pour ce qui serait sans doute le plus grand défi de celui qui combattait jusque-là à une limite à 91 kilos. "Mike Tyson faisait 1,82 mètre et il mettait tout le monde en l’air, sourit Brahim Asloum. Mais il avait une force hors normes et Usyk ne l’a pas." 

"Un plus gros lourd ne peut vous imposer sa puissance que s’il parvient à vous toucher" 

Sa finesse pugilistique et son incroyable jeu de jambes seront ses armes pour rivaliser avec ces gros bras. Ce que celui qui peut désormais faire un peu moins attention sur la nutrition lors de ses camps d’entraînement ne doit surtout pas chercher à devenir dixit David Haye. "Tout poids au-dessus de 100 kilos affecterait sa vitesse, son timing, son rythme et sa maîtrise de la distance et il ne peut pas se permettre de perdre ces avantages, explique ce dernier à Sky Sports. Il doit rester rapide mais frapper plus fort. Pour faire cela, pas besoin de prendre du poids, il vaut mieux rester agile. Un plus gros lourd ne peut vous imposer sa puissance que s’il parvient à vous toucher. S’il n’y arrive pas, cet avantage de puissance ne fait aucune différence." 

"J’adorerais faire la même chose à Joshua que ce qui lui est arrivé la dernière fois"

Le Britannique pousse l’analyse: "En tant que lourd-léger qui monte, sa qualité défensive est la chose la plus importante. Chez les lourds, vous devez être super résistant et dur, frapper extrêmement fort ou avoir une super défense. Holyfield était super résistant et dur, il était capable de bloquer et parer les coups et de continuer à avancer. De mon côté, je frappais extrêmement fort. Usyk est différent. Ce n’est pas un spécialiste d’une boxe en un seul coup, il envoie des grappes de coups. Il boxe en fausse patte donc le toucher de façon propre est compliqué. Et il frappe de différents angles. Ce sera suffisant pour battre 90% des lourds. Pourra-t-il le faire contre quelqu’un de deux mètres qui a beaucoup de puissance dans les poings? Ça reste à voir. Mais j’ai l’impression qu’il en est capable. Il doit maintenir sa vitesse et donc ne pas essayer de prendre trop de muscle. Il faut juste ne pas faire un cut de poids et être la meilleure version de soi-même. Quand j’ai boxé Enzo Maccarinelli en lourds-légers en 2008, je pesais 90 kilos. Et quand j’ai boxé Klitschko en 2011, j’étais à 95. Je n’avais pris que cinq kilos."

Sans avoir à faire ce cut qui ne fait jamais de bien à l’organisme, Usyk pourrait même être encore plus fort sur le plan technique, plus à l’aise. Terrifiant pour la concurrence, qui devra tenter de profiter de "son menton parfois un peu trop ouvert pour l’attraper" même si "réussir ce coup sera difficile car c’est un défenseur brillant" (Tony Bellew). Mais d’ailleurs, quelle concurrence? Qui l’Ukrainien doit-il mettre dans son viseur? Quand il évoquait son arrivée chez les lourds, l’an dernier, il répétait vouloir "affronter Joshua", une possibilité facilitée par le fait que les deux travaillent avec Matchroom (certains pensaient même qu’il voulait venger la défaite de Klitschko, l’un de ses amis proches et patron de K2 Promotions avec son frère Vitali). C’est toujours le cas. En tout cas, c’est son combat rêvé comme il l’a avoué à Sky Sports: "Ce serait Anthony Joshua à Wembley. Je pense qu’il serait beaucoup plus difficile pour moi de l’affronter que Ruiz Jr. Mais si tu veux être le meilleur, tu dois affronter les meilleurs. J’adorerais lui faire la même chose que ce qui lui est arrivé dans le ring la dernière fois."

Challenger officiel WBO mais il "veu(t) Wilder"

Usyk ne cite pas Joshua et Ruiz Jr, champion WBA Super-IBF-WBO depuis sa victoire surprise par TKO sur "AJ" en juin au Madison Square Garden de New York, par hasard. L’Ukrainien est en effet challenger officiel pour la WBO, qui donne ce statut à un champion qui monte dans la catégorie supérieure, ce qui avait par exemple permis à Terence Crawford de devenir champion WBO pour son premier combat chez les welters après avoir unifié les super-légers. Bref, il s’avance en probable futur adversaire du vainqueur de Ruiz-Joshua II le 7 décembre prochain en Arabie Saoudite. Ce qui n’a pas empêché ce showman qui "aime prendre du plaisir" sur le ring comme en dehors de lancer il y a quelques jours au micro de iFL TV: "Je veux Wilder". Girouette? Non. Juste malin. "Un Usyk-Wilder, là, d’un coup, il a beaucoup plus de chances car l’autre est très faible techniquement", juge Brahim Asloum. 

"S’il combattait Andy Ruiz Jr demain, il gagnerait ce combat juste en restant lui-même"

"Qui peut-il battre le plus facilement? Wilder, lance Tony Bellew. Et c’est une réponse facile. Qu’on soit clair: si Wilder le touche, ça va mal finir pour Usyk, mais c’est le cas pour n’importe quel lourd qui fait face à Wilder. Sa vitesse et sa défense peuvent compenser. Mais la taille de Fury et Joshua serait un avantage massif et je ne pense pas qu’il puisse rivaliser pendant douze rounds." Ce qui ne l’empêchera pas de devenir champion chez les lourds selon son dernier adversaire: "S’il combattait Andy Ruiz Jr demain, il gagnerait ce combat juste en restant lui-même. Il n’y a que quelques gars contre qui je ne le vois pas gagner mais il est de loin le meilleur boxeur techniquement de la catégorie et ça lui donnera toujours une chance. Je suis certain qu’il va réussir. Tout boxeur qui va l’affronter va avoir des problèmes. Seuls les meilleurs et les plus gros pourront trouver un moyen de le battre."

Oleksandr Usyk (à droite) face à Tony Bellew en novembre 2018
Oleksandr Usyk (à droite) face à Tony Bellew en novembre 2018 © Icon Sport

Au sommet de son art, reposé après presque un an sans boxer, le piton des lourds est prêt à avaler ses proies et à réaliser la prophétie lancée après la victoire sur Bellew: "Être champion du monde des lourds n’est pas un rêve c’est ce que je compte faire". La solidité de son menton "reste à vérifier" (John Dovi) chez les mastodontes mais il faut bien se tester pour savoir. Les plus optimistes rappellent le rumeur qui veut qu’il ait dominé Wladimir Klitschko lors d’une séance de sparring il y a quelques années ou le souvenir des "gros" adversaires que l’Ukrainien avait battu chez les amateurs comme le Britannique Joe Joyce (10-0 ; 9 KO chez les pros), aussi grand et imposant que Joshua. "Sa technique est exceptionnelle, comme celle de Lomachenko, pointe Joyce pour Sky Sports. Il était tellement tranchant... Avec sa qualité de mouvements de tête, c’est très difficile de poser les gants sur lui et de le toucher." "Cette victoire, même si elle était il y a longtemps et en trois rounds, prouve qu’il peut s’en sortir face à un gars plus gros, estime David Haye. Il était très à l’aise face à la différence de taille qui ne semblait pas faire de différence." 

" Il va tourner et les prendre techniquement"

Tony Yoka, champion olympique en 2016 et qui veut s’insérer dans la danse des grands noms des lourds, ce qui pourrait le mettre sur la route de l’Ukrainien, y voit même un plan pour l’avenir: "Pour moi, il va faire mal chez les lourds. Il va faire comme contre Joe Joyce. Il va tourner et les prendre techniquement car il est très fort. Mais si au bout d’un moment il prend une cacahuète..." Les plus pessimistes renvoient à une référence de 1974, un combat disputé à… Puteaux (Hauts-de-Seine) entre l’Argentin Carlos Monzon et le Cubain Jose Napoles, deux légendes du noble art. Le premier, un moyen, remettait en jeu ses ceintures WBC et WBA – défendues quelques mois plus tôt Jean-Claude Bouttier à Roland-Garros – contre le second, un welter. Monzon possédait l’avantage physique, l’autre était considéré comme le meilleur technicien et un boxeur plus rapide. Mais Monzon avait fini par détruite Napoles, poussé à l’abandon. Une prévision de ce qui pourrait arriver à Usyk face à certains lourds? On a hâte d'avoir la réponse.

Alexandre HERBINET (@LexaB)