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Boxe: Yoka contre-attaque après la publication du rapport sur la corruption aux JO 2016

Alors que son parcours aux JO de Rio 2016 est principalement ciblé dans le rapport McLaren sur la corruption dans le monde de la boxe amateur, le poids lourd français Tony Yoka et son avocat ont réagi ce lundi à l'affaire, martelant que rien ne lui est reproché directement.

"Si des gens ont fraudé, ils doivent être sanctionnés, et le plus vite possible", a déclaré ce lundi à l'AFP l'avocat du boxeur français Tony Yoka après la publication du rapport McLaren affirmant que onze combats des JO 2016 de Rio, dont la finale remportée par Yoka, sont entachés d'une possible tricherie.

"C'est un rapport indépendant fait par l'AIBA (la fédération internationale de boxe amateur, ndlr), peut-être dans un contexte particulier, à ce stade il n'y a aucun enseignement à en tirer. Cela met l'athlète dans une situation inconfortable, et la véritable victime, c'est l'athlète", a indiqué Arnaud Péricard, en marge de la présentation de l'équipe de France qui se rendra à Pékin pour les JO d'hiver 2022 (du 3 au 20 février).

Yoka: "Les arbitres suspendus et mis en cause ont été virés après les quarts de finale, cela ne concerne même pas la demie et la finale"

Le rapport McLaren n'accuse ni les boxeurs ni leur entourage d'être intervenus directement pour peser sur les combats, mais dévoile un vaste système d'influence piloté au sommet de l'AIBA. "Le rapport exonère bien tous les athlètes d'une quelconque implication, responsabilité", a poursuivi l'avocat, aux côtés d'un Tony Yoka qui a lui-même glissé quelques mots: "Les arbitres suspendus et mis en cause ont été virés après les quarts de finale, cela ne concerne même pas la demie et la finale".

A la suite de ce rapport, le boxeur britannique Joe Joyce, battu par Tony Yoka en finale de la catégorie des +91 kg, a réclamé en fin de semaine dernière la médaille d'or. "Je suis convaincu que j'ai remporté le combat contre Tony Yoka et que je méritais l'or", a écrit vendredi Joyce sur ses réseaux sociaux.

Une sortie et un timing qui font tiquer Arnaud Péricard. "A côté de cela vous rajoutez peut-être une petite dose de mauvaise foi anglo-saxonne dans un rapport, avec un Joe Joyce qui comme par hasard est à l'orée d'une discussion pour un combat professionnel avec Tony Yoka", a noté l'avocat.

L'enquête met particulièrement en cause le Français Karim Bouzidi, ex-directeur exécutif de l'AIBA, qui avait été limogé à trois jours de la fin des JO de Rio: il y a deux ans, il avait déjà été soupçonné de s'être entendu avec les juges-arbitres les plus réputés (labellisés "cinq étoiles" et censés rehausser le niveau de l'arbitrage) pour favoriser certains pays.

C.C. avec AFP