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Tony Yoka convoqué le 7 juin devant l'Agence française de lutte contre le dopage

Tony Yoka

Tony Yoka - AFP

Pour ses trois manquements à la réglementation antidopage, Tony Yoka devra s’expliquer devant l'Agence française de lutte contre le dopage. Le champion olympique, qui a demandé le report de l'audience, risque entre un an et deux ans de suspension ferme.

Il va devoir s'expliquer. Tony Yoka est convoqué le 7 juin par l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) pour être entendu sur ses trois défauts de localisation lors de contrôles antidopage. Il a demandé le report de l'audience à début juillet, a appris ce mardi l'AFP, confirmant une information de L'Equipe.

Vainqueur de son quatrième combat professionnel samedi, face à Cyril Léonet, Yoka veut défier le champion de France de sa catégorie, Raphaël Tronché, le 23 juin. Si son audience était maintenue le 7 juin, la sanction de l'AFLD, qui pourrait être une suspension ferme, risquerait de tomber avant ce combat.

Il risque une suspension ferme d'un ou deux ans

Contactés par l'AFP, l'avocat de Yoka, Me Arnaud Péricard, et le secrétaire général de l'AFLD, Mathieu Teoran, se sont refusé à tout commentaire. Passé pro après les JO de Rio, où il est devenu champion olympique des lourds en 2016, le boxeur français a écopé le 12 décembre dernier, devant la Fédération française de boxe, d'une peine d'un an de suspension avec sursis, pour trois "no-show" entre juillet 2016 et juillet 2017.

Un "no-show" résulte du fait d'être absent à l'adresse que doit indiquer un sportif de haut niveau à son autorité antidopage lorsque se présentent les contrôleurs. Après la sanction de sa fédération, l'AFLD s'est saisie de ce dossier. Selon le code mondial antidopage, que l'AFLD a l'habitude de suivre, un sportif risque, pour trois "no-show" en moins de douze mois, une suspension ferme d'un ou deux ans "en fonction du degré" de sa faute.

RR avec l'AFP