RMC Sport

Yoka reconnaît une "faute professionnelle" après ses trois no-show

Tony Yoka

Tony Yoka - AFP

Suspendu un an avec sursis par la Fédération française de boxe en raison de trois no-show, Tony Yoka a reconnu "une faute professionnelle", ce jeudi sur Infosport +. Le champion olympique assure qu'il ne s'est pas dopé et plaide "la négligence".

Tony Yoka s'explique et se défend. Invité d'Infosport + ce jeudi, il s'est justifié au sujet de sa suspension d’un an avec sursis prononcée par la Fédération française de boxe pour des manquements à la réglementation antidopage. Une sanction à cause de quatre no-show (des contrôles inopinés) entre juillet 2016 et juillet 2017, dont l'un a toutefois été "supprimé" par l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD). Cette dernière s'est toutefois emparée du dossier et pourrait alourdir la suspension à un ou deux ans ferme.

"Il ne s'agit pas d'une affaire de dopage"

Le champion olympique 2012 reconnaît-il une faute professionnelle? "Bien sûr, parce que comme tous les autres sportifs de haut niveau je devais m'enregistrer et me soumettre aux lois de l'AFLD pour le contrôle antidopage, répond Yoka. En tant que sportif de haut niveau, je n'ai pas envie que mes adversaires soient dopés, donc on est soumis à des règles. C'est vrai qu'il y a eu de la négligence de ma part, surtout après les JO en ayant pris ces vacances. Mais depuis il faut savoir que j'ai été contrôlé plusieurs fois et il ne s'agit pas d'une affaire de dopage. Il n'y a jamais eu un quelconque médicament pris ou je ne sais quoi. C'est de la négligence."

"En tant que champion olympique je me dois de donner l'exemple et je ne l'ai pas fait sur ce plan-là, poursuit-il. Ça, ça me fait mal. J'ai été au cœur de certaines critiques, ça ne me dérange pas forcément, mais le fait qu'on puisse m'associer à du dopage, ça me fait mal. Je m'entraîne depuis que je suis petit, il n'y a jamais eu un contrôle où on dit qu'on m'a prescrit tel médicament, où on dit que mon médecin,… Il n'y a jamais rien eu de tout ça. Je me suis toujours fait contrôler, je n'ai jamais eu aucun souci. Et qu'on puisse faire l'amalgame entre un no-show et du dopage, ça fait mal."

"Etre absent des rings un ou deux ans, ce serait très, très dur"

Quant à une éventuelle suspension ferme d'un ou deux ans, Yoka, qui doit affronter Cyril Leonet le 7 avril pour son quatrième combat pro, avoue que cela bouleverserait sa carrière. "D'être absent des rings un ou deux ans, ce serait très, très dur pour moi. J'ai tout misé sur ma carrière, je suis parti aux Etats-Unis, je sens que je peux faire quelque chose de grand dans mon sport et ce serait un coup d'arrêt."

"On me parle de boxer à l'étranger parce que ce ne serait pas régit par les règles de l'AFLD, moi ça ne m'intéresse pas. J'ai toujours dit que même si je ne m'entraînais pas en France et que j'allais chercher de l'expérience aux Etats-Unis, j'ai envie de boxer dans mon pays, d'apporter la première ceinture de champion du monde poids lourds ici. J'ai toujours dit que même si plus tard je ferai des combats à Vegas, New York ou je ne sais où, la première fois où j'ai envie de soulever cette ceinture, je veux le faire devant mon public et dans mon pays."

A lire aussi >> Tony Yoka porte plainte après un chantage à l’adultère

VIDEO: Dernier entraînement pour Anthony Joshua et Joseph Parker

Alexandre Alain Rédacteur