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Djokovic, Federer, les Français: les confidences de Wawrinka

EXCLU RMC SPORT – Stan Wawrinka était l’invité du Super Moscato Show ce vendredi sur RMC. Le vainqueur sortant de Roland-Garros et de l’Open d’Australie 2014 est revenu sur la finale de Coupe Davis remportée face à la France en 2014 et sur la domination de Novak Djokovic. Avec une admiration sans borne pour Roger Federer.

Stan Wawrinka, vous talonnez Roger Federer au classement ATP. Est-ce difficile de dépasser le maître ?

Le maître restera toujours le maître, avec tout ce qu’il a accompli dans sa carrière. Pour moi, c’est le plus grand joueur de tous les temps. Après c’est clair que mon évolution ces deux dernières années a été exceptionnelle et inattendue : gagner deux Grands Chelems et être actuellement n°4 mondial, c’est énorme.

Qu’il soit devant vous, cela vous a-t-il forcé à progresser ?

J’ai toujours beaucoup travaillé mais qu’il soit devant moi tout au long de ma carrière m’a beaucoup aidé. Déjà, je suis plutôt timide à la base et j’ai pu faire ma carrière sans qu’on parle trop de moi parce qu’il était devant. J’ai eu la chance de pouvoir côtoyer le meilleur joueur de tous les temps, d’être ami avec lui donc on ne peut qu’apprendre.

Que pensez-vous des joueurs français, qui n’arrivent pas à passer le cap et gagner un Grand Chelem ?

Ce sont de très bons joueurs, qui ont tous été top 10 et ont gagné de grands tournois. C’est clair qu’il leur manque une Coupe Davis ou un Grand Chelem. Mais ça peut arriver. J’ai gagné mon premier Grand Chelem à 28 ans (Open d’Australie 2014). J’ai 30 ans aujourd’hui et je suis quatrième mondial… il ne faut pas perdre espoir.

Vous avez privé les Bleus de Coupe Davis en 2014…

Désolée (sourire), mais j’avais aussi envie de la gagner ! Une Coupe Davis, ça ne se laisse pas, ça se prend.

Les psychodrames de l’équipe de France durant cette finale vous ont-ils amusé ?

On a surtout bien rigolé après. On était vraiment concentrés, on a aussi eu des événements de notre côté entre le Masters et la blessure de Roger. On a vraiment dû faire le maximum pour être prêts et essayer de la gagner.

Et ce fameux short, qui vous a valu tant de railleries…

Je l’ai mis dans l’armoire, je ne vais pas les ressortir cette année ! C’est mon équipementier qui m’a donné ça mais c’est devenu un coup, parce que j’ai gagné le tournoi : le fait de gagner Roland-Garros avec un short critiqué, c’est devenu une histoire sympa.

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- © AFP

Diriez-vous que gagner Roland-Garros vous a rendu plus fort ?

Oui, ça m’a apporté énormément de confiance. Et la Coupe Davis surtout, parce qu’il y avait énormément de pression, pour les Français comme pour nous. Il n'y avait pas le droit à l’erreur.

Surtout que vous l’avez gagnée devant des Français… qui vivent en Suisse !

Ce sont mes voisins ! (rires) La plupart n’habitent pas loin de chez moi donc je les ai invités pour l’apéro ! Nos rapports sont très bons, je me suis toujours bien entendu avec les Français. Après, cette finale était sous haute tension, avec beaucoup de déception pour ceux qui perdent et d’euphorie pour ceux qui gagnent. Il y a eu des erreurs des deux côtés.

Novak Djokovic va-t-il selon vous faire le Grand Chelem cette année ?

Ce qu’il fait est impressionnant, il joue très bien, il domine largement pour l’instant. Le Grand Chelem ? Peut-être, mais si je devais pronostiquer, je dirais non. A mon avis, un autre joueur va passer quelque part.

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