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Tournoi de Rome : Nadal dévore Federer

Rafael Nadal

Rafael Nadal - -

Rafael Nadal n’a fait qu’une bouchée de Roger Federer ce dimanche en finale du Masters 1000 de Rome (6-1, 6-3) et s’offre un sixième titre cette saison. Diminué par des douleurs dorsales, le Suisse n’a rien pu faire contre l’Espagnol, au sommet de son art.

L’affiche était alléchante, c’est vrai. Entre un Rafael Nadal en finale pour la huitième fois de rang cette saison et un Roger Federer toujours en quête d’un premier titre. Entre ces deux monstres sacrés du tennis moderne, on voulait croire à un affrontement épique. Mais il ne faudra pas longtemps pour comprendre que leur 30e confrontation ne sera pas de celles qui restent dans les mémoires, tant l’Espagnol a surclassé son aîné (6-1, 6-3).

En finale sans avoir concédé le moindre set, le Suisse est vite apparu sans solution face au lift affûté comme jamais de son rival. Obligé de forcer ses coups pour déstabiliser son adversaire, Federer multiplie les fautes (32 au total). Ses quelques tentatives de montée au filet sont toutes vouées au même sort. Nadal fusille, tirant des passing écœurant dans toutes les positions. La première manche est donc bouclée en 23 petites minutes avec 20 des 25 derniers points en faveur du Majorquin. Implacable.

Un Federer résigné

L’ascendant psychologique est total et c’est dans une attitude résignée que le natif de Bâle semble subir la rencontre. En délicatesse avec son dos, il ne s’offre pas une mise en jeu tranquille (5 balles de break converties sur 6 pour Nadal), là où le maître de la terre battue enchaîne les jeux blancs. Conscient qu’il n’a pas les armes sur l’ocre romaine, l’ancien numéro 1 mondial se lâche enfin lorsque Nadal sert pour le match (6-1, 5-1). Son break blanc est cependant bien trop tardif et a pour seule conséquence de donner moins d’ampleur à l’humiliation. L’Espagnol ne se laisse pas surprendre une deuxième fois et plie finalement l’affaire avec autorité.

Il y a sept ans, « Rafa » s’était adjugé le titre à Rome après un match monumental contre ce même Federer (6-7, 7-6, 6-4, 2-6, 7-6), en 5h05 de jeu. Une heure et neuf minutes auront suffi cette fois pour une rencontre à sens unique qui consacre un peu plus Nadal comme le maître absolu de la surface. Malgré sa défaite en finale de Monte-Carlo contre Djokovic, c’est bien en grandissime favori, et en position de 4e mondial, qu’il abordera Roland-Garros dans une semaine.

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Rafael Nadal

Alexis Toledano avec Eric Salliot