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Federer-Nadal, les années passent

Nadal-Federer

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Hier irrésistibles sur la scène mondiale, Roger Federer et Rafael Nadal ont depuis appris à partager leur leadership. Dominé par Novak Djokovic, menacé par Andy Murray et la montée en puissance de Jo-Wilfried Tsonga, le duo n’impressionne plus à quelques heures de son entrée en lice à l’Open d’Australie.

Avant, on misait sur eux les yeux fermés. Nul besoin de zieuter le CV ou l’état de forme de la concurrence. L’hégémonie mondiale leur était promise. Et l’explication finale d’un tournoi du Grand Chelem presque systématiquement réservée. En l’espace de cinq ans (2005 et 2011), Roger Federer et Rafael Nadal ont disputé 19 finales ATP (en 26 confrontations), dont 8 dans un grand tournoi. Un record. Quatre fois à Roland-Garros (2006, 2007, 2008, 2011), trois fois de suite à Wimbledon (2006, 2007, 2008) et une seule fois à l’Open d’Australie (2009). N’en jetez plus.

Mais depuis un an, la paire infernale domine beaucoup moins le monde de la petite balle jaune. Le « Big Two » s’est véritablement transformé en « Big Four », dans lequel Andy Murray et Novak Djokovic tiennent une place de premier choix. Le premier est transfiguré depuis qu’il a entamé cette année sa collaboration avec Ivan Lendl. Le second a grillé la politesse à tout le monde en 2011, remportant trois des quatre titres du Grand Chelem (Open d’Australie, Wimbledon et l’US Open) pour s’installer avec autorité au rang de numéro un mondial. Sans oublier, bien sûr, la montée en puissance de Jo-Wilfried Tsonga, vainqueur en 2011 à deux reprises de l’Espagnol et du Suisse.

« Les joueurs du Top 4 vont encore bien jouer cette année »

En proie à des pépins physiques à répétition, le Majorquin n’a toujours pas retrouvé son meilleur niveau. « Rodgeur », lui, reste sur une excellente fin de saison, avec en pole son succès aux Masters de Londres. Mais il n’a plus gagné un tournoi du Grand Chelem depuis deux ans. Simple coïncidence ou signe d’un prestige passé, les deux meilleurs ennemis figurent dans le même tableau et ne s’affronteront pas en finale, mais en demies…

Les temps changent certes, mais ni l’un ni l’autre ne veut abdiquer. Soucieux d’améliorer sa frappe de balle, Nadal a alourdi ses raquettes de trois grammes. Histoire d’avoir juste « un petit peu plus de puissance », a confié le Majorquin, qui se dit heureux « d’être en bonne santé. » Et par conséquent, capable de grandes choses. Federer ? Le quadruple vainqueur à Melbourne la joue relax. « Je suis confiant sur mes chances. Je pense que les joueurs du Top 4 vont encore bien jouer cette année. La question est juste de savoir qui. » Une pièce sur son duo avec Nadal ?