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Open d’Australie : Nadal sans pitié pour Federer

Rafael Nadal

Rafael Nadal - -

Rafael Nadal n’a fait qu’une bouchée de Roger Federer, balayé en trois sets (7-6, 6-3, 6-3) ce vendredi en demi-finales de l’Open d’Australie. Un autre Suisse, Stanislas Wawrinka, tentera de l’empêcher de triompher dimanche à Melbourne.

Trop fort, beaucoup trop fort, Rafael Nadal. Le suspense lors de ce 33e choc entre le numéro 1 mondial et Roger Federer en demi-finales de l’Open d’Australie n’aura duré que 49 minutes. Le temps, pour l’Espagnol, le gagner au tie-break (7-4) un premier set accroché. La suite ? Une démonstration. Vainqueur en trois manches (7-6, 6-3, 6-3), le Majorquin s’est très logiquement qualifié pour la finale du Grand Chelem australien. Sa 3e à Melbourne après 2009 (victoire) et 2012. Dimanche, c’est un autre joueur suisse, Stanislas Wawrinka, qui tentera d’enrayer la machine Nadal, en quête d’un 14e titre du Grand Chelem, soit autant que l’Américain Pete Sampras, spectateur forcément admiratif ce vendredi, dans les tribunes de la Rod Laver Arena. On lui souhaite par avance bonne chance, tant « Rafa » semble intouchable en ce début de saison.

Malgré un Roger Federer en net regain de forme et une vilaine ampoule à la main gauche qui nécessita des soins durant la rencontre, le numéro 1 mondial n’a jamais tremblé. « J’ai joué mon meilleur match du tournoi », reconnaissait-il après la rencontre. Intraitable sur son service (il n’a concédé que deux balles de break à Federer), « Rafa » a très souvent poussé son rival à la faute. « Il n’a pas fait beaucoup d’erreur avec son revers et son coup droit, appuie Toni Nadal, son oncle et son coach. Et il frappe la balle très fort. »

Toni Nadal : « Rafael ne sous-estimera pas Wawrinka »

Mais c’est surtout mentalement que l’Espagnol a impressionné. Alors qu’il confessait il y a quelques jours être gêné par son ampoule sur son service, « Rafa » a largement surmonté ce handicap. Logique pour Toni Nadal. « Il est très fort mentalement, poursuit l’Espagnol. C’est un cadeau d’être là, d’avoir la possibilité d’aller en finale. On a fait 15 000 kilomètres pour venir ici. C’est donc normal qu’il ait fait un effort. Ce n’est pas extraordinaire. »

Absent l’an passé, Rafael Nadal, qui brigue un deuxième triomphe en Australie devra donc venir à bout de Stanislas Wawrinka, qu’il a dominé 12 fois en… 12 rencontre. Une simple formalité ? « Il a fait un très bon match contre Novak (Djokovic, en quart de finale) puis face à Berdych (en demi-finale). Il va donc aborder cette finale avec beaucoup de confiance », anticipe Nadal. Toni confirme. « Contrairement à ce que pensent beaucoup de personnes, il a un très grand talent. Il fait bien plus que courir…. Rafael ne le sous-estime pas. » Le Suisse peut donc déjà trembler.

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