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Roland-Garros: dérogation surprise signée l'Elysée pour le public de Djokovic-Nadal

Les spectateurs de Roland-Garros, qui étaient dans les gradins du court central Philippe-Chatrier pour suivre la belle demi-finale Djokovic-Nadal, ont pu rester sur place jusqu'à la fin. L'organisation du tournoi a en effet obtenu des autorités qu'une dérogation au couvre-feu de 23 heures leur soit accordée.

Ils ont poussé un cri de soulagement. Les spectateurs de Roland-Garros ont obtenu une dérogation au couvre-feu de 23 heures, vendredi soir, afin d'assister à la fin de l'exceptionnelle demi-finale masculine entre Rafael Nadal et Novak Djokovic. "Je voudrais remercier l'Elysée et Matignon de nous permettre d'aller au bout de ce match de légende sur le central de Roland-Garros", a réagi Gilles Moretton, président de la Fédération française de tennis, dans une interview accordée à France 3.

La bonne nouvelle est tombée à 22h40, au terme du troisième set qui s'est conclu au jeu décisif. Voyant Novak Djokovic quitter le court avec son sac, les spectateurs avaient dans un premier temps commencé à siffler. Mais alors qu'ils pensaient se faire évacuer, le speaker leur a annoncé que le spectacle allait bien continuer avec eux. "Merci Macron! Merci Macron!", a-t-on alors pu entendre sur le court.

"On ne s'en ira pas!"

Avant cela, les spectateurs avaient clairement fait savoir qu'ils n'allaient pas se laisser faire. Au cours de la troisième manche, des chants "On s'en ira pas, on s'en ira pas!" ont resonné dans l'enceinte. Certaines reprises de jeu ont d'ailleurs été quelque peu perturbées par des personnes criant qu'elles n'auraient pas l'intention de partir.

Sur les réseaux sociaux, la crainte était identique. Nombreux sont les internautes à avoir interpellé Emmanuel Macron pour qu'une dérogation de dernière minute soit accordée aux 5.000 personnes autorisées dans les gradins. "Je ne peux pas croire que ce match se terminera sans public. Pourquoi le tennis accepte-t-il cela?", avait d'ailleurs tweeté Andy Murray.

Avec le passage du couvre-feu de 21h à 23h, mercredi dernier, l'évacuation des spectateurs à l'heure fatidique n'avait pas manqué de faire grincer des dents. "C'est une honte, on paie le billet hyper cher", avait ainsi témoigné au micro de RMC un spectateur contraint de quitter les lieux en plein quart de finale entre Novak Djokovic et Matteo Berrettini.

https://twitter.com/julien_absalon Julien Absalon Journaliste RMC Sport