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US Open: Paire assure que ses insultes ne visaient pas un spectateur... mais lui-même

Sorti dès le premier tour de l’US Open, lundi, Benoît Paire avait grossièrement insulté un spectateur bruyant au cours de la partie. Au lendemain de cette incartade, le Français de 32 ans assure pourtant que ces noms d’oiseaux n’étaient que des paroles d’énervement contre lui-même.

Incorrigible Benoît Paire. Coupable d’un nouveau (gros) dérapage, cette fois-ci à l’adresse d’un spectateur de l’US Open, le sulfureux tennisman français s’est étrangement justifié ce mardi. Reprenons: engagé au premier tour du tournoi new-yorkais, finalement défait en quatre manches par le Croate Dusan Lajovic (3-6 5-7 6-2 4-6), Paire (n°49) n’a pas résisté face au 40e mondial.

Surtout, à la fin du deuxième set, l’Avignonnais de 32 ans a un peu pété les plombs. Comme souvent. Passablement énervé après qu’un spectateur ait parlé au cours d’un point, alors qu’il était en passe de perdre le set, Benoît Paire s’est d’abord fendu d’un coup de raquette violent dans le parasol qui doit abriter son adversaire (il recevra un point de pénalité de l'arbitre), avant de se plaindre avec véhémence auprès de l’officiel.

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"Je ne me dis pas que des belles choses dans ma tête, c’est vrai"

Revenu en fond de court pour disputer le point suivant, le dernier quart de finaliste du Masters 1000 de Cincinnati a ensuite lâché un audible "Fils de p***. Gros fils de p***". A l’adresse du bruyant spectateur en question, semblerait-il. Sauf que dans un message publié ce mardi sur son compte Twitter, le Français, qui avait confié mal vivre le fait de jouer des matches à huis clos durant la pandémie de Covid-19, jure que ces insultes n’étaient que… pour lui-même.

"Alala ces micros. Juste une chose, je me parlais à moi et je ne me dis pas que des belles choses dans ma tête, c’est vrai. Alors désolé pour ces propos, j’avais tellement envie de bien faire que j’en ai perdu mon sang-froid. Mais juste une chose, en AUCUN cas je ne parlais au spectateur!" Au vu des images, on n’est pas obligés de le croire.

Romain Daveau Journaliste RMC Sport