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Tsonga sacre Djokovic

Jo-Wilfried Tsonga

Jo-Wilfried Tsonga - -

Le tennisman français a eu les armes pour contrarier Novak Djokovic en demi-finales de Wimbledon ce vendredi (7-6, 6-2, 6-7, 6-3). Mais il a craqué et laisse le Serbe monter sur la plus haute marche du tennis mondial. Quoiqu’il advienne, Djokovic succèdera à Rafael Nadal lundi.

Il n’a pas réussi à faire le même coup qu’en quart de finale face à Roger Federer. Mené deux sets à zéro, Jo-Wilfried Tsonga s’est finalement incliné en quatre sets face à Novak Djokovic (7-6, 6-2, 6-7, 6-3), ce vendredi en demi-finale de Wimbledon. Le Manceau a pourtant eu l’occasion de contrecarrer les plans du Serbe dans sa quête de la place de numéro mondial. En prenant le service de son adversaire dès le premier jeu, Tsonga avait pris les commandes du match.

« Djokovic a joué de manière humble au début parce qu’il était fébrile et nerveux, analyse Patrice Dominguez, ex-DTN du tennis français. ‘Jo’ a très bien joué mais par la suite, inexplicablement, il a été en panne d’énergie, d’intensité, d’agressivité pendant deux sets. » Son service, aussi précieux que puissant depuis le début du Grand Chelem londonien, l’a en effet lâché à 5-4 alors qu’il avait l’occasion de conclure la première manche.

Djokovic l’avait juré

Le Serbe en a profité pour se sortir d’un mauvais pas et remporter la première manche dans le tie-break avant d’assommer son adversaire illico presto dans le deuxième set (7-6, 6-2). « Il n’arrivait plus à monter au filet et il a été complètement dominé », poursuit Dominguez. De nouveau sous pression dans la troisième manche, Tsonga s’est accroché au prix de gros efforts et de points spectaculaires. Un show récompensé par le gain de la troisième manche au tie-break (7-6, 11 points à 9 après avoir sauvé deux balles de match).

Mais cela n’a que retardé l’échéance. Fidèle à sa tactique de l’essuie-glace en fond de court, Novak Djokovic renvoyé toutes les attaques du Français. Jeu, set et match. « C’est une vraie sangsue, il ne lâche rien, a reconnu Tsonga. Il colle à la balle, c’est impressionnant. Parfois, j’ai enchainé deux frappes de balle très fortes et il n’a jamais été pris de vitesse. Il a fait un super match. » En 2006 lors de sa première victoire sur le circuit ATP au tournoi de Metz, Novak Djokovic avait juré de devenir un jour le meilleur joueur mondial. En se qualifiant pour la première fois de sa carrière pour la finale de Wimbledon, son rêve deviendra réalité lundi. Jo-Wilfried Tsonga se rapprochera, lui, du top 10. Tout n’a pas été perdu.

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Nadal retrouve son bourreau|||

Fred Perry n’a toujours pas de successeur. Soixante-quinze ans après la dernière victoire de l’Anglais à Wimbledon, la Grande-Bretagne devra encore attendre avant de célébrer la victoire de l’un des siens sur le gazon londonien. Andy Murray, sur qui reposait tous les espoirs cette saison, a chuté en demi-finale face à Rafael Nadal (5-7, 6-2, 6-2, 6-4). Le quatrième joueur mondial s’est cru sur le bon chemin en remportant le premier set. Mais l’Espagnol a vite rétabli la situation en profitant d’une baisse de régime brutale de son adversaire. Comme la saison passée, le numéro un mondial (jusqu’à lundi), a donc pris le meilleur sur l’Ecossais au même stade du Grand Chelem. Il retrouvera en finale Novak Djokovic. Le Serbe, qui lui succédera en tête du classement ATP en début de semaine prochaine, lui a fait vivre un calvaire en début de saison. A Indian Wells, Miami, Madrid et Rome, Djokovic s’est imposé à chaque fois face à l’Espagnol en finale. Après le dur et la terre battue, « Nole » a l’occasion de poursuivre sur gazon son sans-faute face au Majorquin, dimanche. « Face à Nadal, contre qui il a gagné quatre finales cette année, il sera libéré », a prévenu Patrice Dominguez, ex-DTN du tennis français. Malgré une douleur à un pied, « Rafa », en quête d’un troisième titre sur le gazon londonien, ne lâchera pas si facilement son trône de numéro un mondial. D’autant que sa dernière victoire face au Serbe s’était déroulée à… Londres. C’était en novembre 2010 lors de la dernière Masters Cup.