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Route du Rhum : les temps forts de la course

91 bateaux prendront le départ de la Route du Rhum 2014, record de l'épreuve

91 bateaux prendront le départ de la Route du Rhum 2014, record de l'épreuve - AFP

Les 91 marins engagés sur la 10e édition de la Route du Rhum s’élanceront dimanche de Saint-Malo, destination Pointe-à-Pitre. Un parcours de 3542 milles (environ 6560 km) semé de pas mal d’embûches.

Saint-Malo, tous sur le pont pour le grand départ

Le 2 novembre à 14 heures, l’ensemble de la flotte s’élancera groupée au nord la pointe du Grouin, au large de Saint-Malo. Comme de tradition, le départ sera donné par le Pluvier, un patrouilleur de service public de la Force d'action navale. Un premier moment fort pour les 91 solitaires (record de l’épreuve) qui prendront la mer sous les acclamations de plusieurs dizaines de milliers de spectateurs. Mais aussi un moment de stress pour les marins, qui doivent contourner la bouée du cap Fréhel au milieu de myriades de bateaux accompagnateurs.

Plus d’un tour dans la Manche

A peine lancés, les skippers doivent redoubler de vigilance lors d’une sortie de la Manche qui peut s’avérer délicate, notamment pour les géants des mers. En cas de vents forts, ce qui est courant à cette période de l’année, les manœuvres s’avèrent vite compliquées. Ce début de parcours est sans doute le moment qui met le plus à rude épreuve les nerfs des concurrents.

Les pièges du Golfe

Après avoir « démanché », les navigateurs ne sont pas au bout de leurs peines puisque qu’ils foncent vers le Golfe de Gascogne. Ici aussi, les tempêtes du mois de novembre peuvent réserver de mauvaises surprises. En 2002, seuls trois multicoques étaient ainsi parvenus à rallier l’arrivée, les autres étant victimes d’avaries en raison de conditions météo dantesques au large de la Corogne (nord-ouest de l’Espagne). Sans oublier de garder un œil sur le trafic maritime, plutôt intense dans la zone.

Une traversée au sprint

Une fois les alizées accrochées et l’anticyclone des Açores traversé, la suite prend des allures de sprint. « L’Atlantique se transformera en immense échiquier et les skippers en joueurs au long cours, explique le directeur de course, Gilles Chiorri. Pour les skippers, il faudra se mettre dans le bon rythme, doser ses efforts et les attaques, se préserver soi-même et son bateau au plus fort du mauvais temps, rester solide dans ses options stratégiques, anticiper les difficultés et parfois gérer les avaries inhérentes sur ces bateaux de course. L’objectif principal est d’aborder au mieux les systèmes dépressionnaires qui balayeront l’Atlantique Nord en cette période, et de bénéficier à terme des vents portants parmi les premiers. »

La Guadeloupe en délivrance

Comme d’habitude, les navigateurs achèveront leur parcours à Pointe-à-Pitre, après un passage à la bouée de Basse-Terre qui signale la dernière ligne droite. Selon les dernières informations, les conditions pourraient être réunies pour que le record de l’épreuve, détenu depuis 2006 par Lionel Lemonchois (Gitana XI), tombe cette année. Il faudra pour cela que le vainqueur rallie la Guadeloupe en moins de 7 jours, 17 heures, 19 minutes et 6 secondes.