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GP d'Abu Dhabi: Leclerc calme le jeu après son accrochage avec Vettel au Brésil

Alors qu’ils étaient candidats à une place sur le podium lors du dernier Grand Prix du Brésil, Sebastian Vettel et Charles Leclerc s'étaient accrochés et avaient été contraints d'abandonner. Avant le GP d'Abu Dhabi, les deux pilotes de la Scuderia Ferrari se sont expliqués.

Onze jours après la touchette entre les deux Ferrari de Charles Leclerc et Sebastian Vettel lors du Grand Prix du Brésil (les deux pilotes avaient abandonné), le Monégasque a préféré calmer le jeu devant les médias avant le GP d'Abu Dhabi, dernière manche du championnat du monde (dimanche, 14h10). "Je suis allé à Maranello avant tout pour faire du simulateur. A cette occasion, je me suis entretenu avec Mattia (Binotto, patron de l’écurie italienne) et Sebastian (Vettel). On s’est tout simplement expliqués et on fera en sorte que ça ne se reproduise pas", a-t-il assuré. Sauf que ce discours peine à convaincre quand on sait que les deux hommes étaient passablement remontés l’un contre l’autre à l’issue de la course, et surtout, que les deux pilotes de la Scuderia Ferrari se sont déjà écharpés sur d’autres sujets, comme celui de la stratégie au départ en Russie.

Pour rappel, Leclerc devait donner l’aspiration à Vettel pour que celui-ci vire devant Lewis Hamilton après le premier virage. L'Allemand devait ensuite rendre la position à Leclerc dans le cas où il l’avait dépassé. Vettel, estimant que Leclerc n’était pas assez rapide, ne lui avait pas rendu la positon. Malchanceux, le quadruple champion du monde s’était vu contraint à l’abandon, provoquant l’intervention d’une voiture de sécurité qui avait profité à Hamilton. Le Britannique s’était arrêté et était ressorti des stands devant le Monégasque, avant de l'emporter.

Leclerc: "Nous avons compris qu’il fallait que nous nous parlions"

La situation n’évolue donc que très peu, ou pas. Même si Leclerc tente tant bien que mal de défendre le contraire: "Non, non, non, non, non. Cela évolue, ne vous inquiétez pas. Très honnêtement, lorsqu’on regarde à nouveau l’accident, le contact entre les deux voitures est infime. Il y a donc aussi un peu de malchance, mais bon, il ne faut pas en arriver là et on fera en sorte que ça n’arrive plus." Problème, il a quelque peu été trompé par son "body language", lui qui apparaît peu convaincant dans ses réponses et surtout peu convaincu par ses dires: "Même si bien sûr, à chaque fois qu’il y a un incident ce n’est pas l’amour fou juste après, on est assez matures pour se parler rapidement. Et comprendre où ça n’a pas été. Donc non, cela ne nous affectera pas et ce ne nous a d’ailleurs pas affectés. Ce n’est pas le temps qui adoucit les mœurs. Nous avons juste compris tout de suite qu’il fallait que nous nous parlions. Nous comprendre. Pour ensuite aller de l’avant."

D’un naturel très calme, Mattia Binotto était passablement énervé après la course. Mais le calme est revenu assez vite, la fin de saison approchant. Et surtout, il n’y a quasiment plus aucun enjeu pour la Scuderia Ferrari. Les deux hommes étaient autorisés à se battre. Pas de cette façon. Le boss italien souhaitait juste faire une mise au point notamment pour ne pas repartir sur les mêmes bases que cette année en 2020. Ce n’est pas la tempête chez Ferrari, mais on a connu des jours meilleurs. La symbiose du début de saison a bel et bien disparu.

Lucas Vinois