RMC Sport

GP d'Autriche: Albon a du mal à cacher sa frustration contre Hamilton

Encore agacé d'avoir été éjecté de la course au podium lors du Grand Prix d'Autriche ce dimanche, sur une sortie de piste après une tentative de dépassement sur Lewis Hamilton, Alexander Albon (Red Bull) avait du mal à cacher sa frustration devant la presse.

Alexander Albon est frustré. Parce qu'il n'a pas pu boucler le Grand Prix d'Autriche, première course de la saison de Formule 1 ce dimanche. Mais surtout parce qu'il avait la gagne dans le volant. Ou du moins le podium. Le pilote Red Bull, dernier représentant de l'écurie en course après l'abandon de Max Verstappen, était troisième au moment de sa sortie de piste.

>> Revivez le Grand Prix d'Autriche

A la lutte pour la gagne

C'est en voulant dépasser Lewis Hamilton (Mercedes) et lui chiper la deuxième place que le Thaïlandais a vu ses rêves de victoire s'envoler lors d'un contact avec son rival. La stratégie semblait pourtant être la bonne. 

Sous le régime de la voiture de sécurité post-accident de Kimi Räikkönen, Valtteri Bottas et Lewis Hamilton ne sont pas repassés par les stands, restant donc avec un train de pneus durs usés. Au contraire du pilote Red Bull, repassé en gommes softs et à bloc pour aspirer Sergio Perez et disputer la victoire aux Mercedes. 

"Il faut que je fasse attention à ce que je vais dire"

"C'est encore frais donc il faut que je fasse attention à ce que je vais dire. J'avais vraiment le sentiment qu'on pouvait gagner la course, lâche Albon au micro de Sky Sports. Certes, Mercedes était dans le rythme, mais les gars ont fait un travail fantastique en termes de stratégie de course. Quand je suis passé au stand, je ne savais pas où nous en étions ou ce qu'il se passait. En sortant, on semblait forts. Je savais qu'ils étaient restés sur pneus durs et que j'allais refaire mon retard sur les cinq derniers tours. J'étais confiant, la voiture était costaude et je me sentais très bien sur cette fin de course."

Red Bull veut des excuses

Les deux pilotes avaient déjà eu un accrochage au Brésil l'an dernier. "Celui-là, je ne dirais pas qu'il fait plus mal, mais disons qu'au Brésil, c'était un peu 50-50. Aujourd'hui, j'avais l'impression d'avoir déjà dépassé et j'étais concentré sur Bottas. Le contact est arrivé si tard... Il y a toujours un risque à dépasser par l'extérieur mais j'ai laissé le plus de place possible. En laissant le plus d'espace possible, c'était à lui de voir s'il voulait taper ou non." 

Christian Horner, le patron de Red Bull, réclame carrément des excuses de la part de Lewis Hamilton: "Alex a fait une grande course, il ne méritait pas ça. Cinq secondes, ce n'est rien pour Hamilton. On aurait pu gagner la course. [...] Je pense que Lewis a mal jugé et ce serait bien qu'il demande pardon."

Interrogé sur un éventuel débrief avec Lewis Hamilton, Alexander Albon a déclaré vouloir "laisser redescendre la pression" avant. De son côté, le Britannique a évoqué un "incident de course" et de la "malchance". "Ce n'était pas vraiment un bon week-end", a conclu le champion du monde en titre, quatrième après avoir écopé d'une pénalité de cinq secondes pour cet "incident". 

A.Bo