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Coronavirus: "Un Paris-Roubaix en septembre aura la même saveur", assure Rossetto

Le coureur de Cofidis bloqué fin février en confinement aux Emirats Arabes Unis, attend désormais la fin des mesures similaires en France. Le Vice-Champion de France 2019 du contre-la-montre est optimiste quant à une reprise des compétitions en 2020.

Ce n'est pas loin d'être le coureur le plus confiné du peloton. Bloqué à Abu Dhabi, par le coronavirus, déjà, Stéphane Rossetto avait lancé un gros coup de gueule pour dénoncer les conditions du confinement imposées par les autorités. Après dix jours, il avait été autorisé à rentrer en France. Aujourd’hui, il prend (plus sereinement) son mal en patience en France chez lui. Il a connu pire. Il y a un an à la même période, le coureur avait été contraint de rester chez lui après avoir percuté un chat à 50 km/h sur les routes de l’arrière-pays niçois. Touché à la hanche avec trois fractures, il était resté immobilisé pendant un mois: "J’ai vécu quatre semaines à faire le trajet canapé-lit. J’étais revenu en mai". Cela n’a pas empêché Rossetto de courir son premier Tour de France en 2019. Spécialiste du contre-la-montre, il avait signé la 13e place lors du premier chrono de l’épreuve autour de Bruxelles.

En attendant la fin du confinement, il s’entretient. "Les sportifs de haut-niveau fonctionnent à l’objectif. Aujourd’hui, on n’a pas de date de reprise et pas d’objectifs. On garde la forme dans l’espoir de reprendre les courses lors de la deuxième partie de l’année. Un Paris-Roubaix en septembre aura la même saveur." 

Le vélo habitué aux gestes barrières

Stéphane Rossetto n’a rien appris quand le gouvernement a communiqué les gestes barrières à respecter pour ne pas véhiculer le virus du Covid-19. Le cycliste professionnel est habitué à prendre des précautions pour éviter de tomber malade: "J’ai toujours mon gel hydro alcoolique quand je prends l’avion. Je me lave aussi beaucoup les mains. Tous les ans, j’attrape un virus avec tous les voyages et déplacements. Cette année, j’ai moins voyagé, je n’ai rien attrapé." Des mesures d’hygiène obligatoires hors course mais aussi pendant les épreuves en raison de l’intensité de l’effort fourni: "Après une longue course, notre système immunitaire est affaibli. On doit se prémunir des contagions, maladies ou virus. On a un rapport important à l’hygiène. Ce sont des gestes que l’on est obligé d’appliquer dans le haut niveau."

Confiant pour l’avenir

Avec quatre participations complètes à la Vuelta à son compteur depuis 2016, Rossetto espère en rajouter une cinquième. Le coureur qui apprécie les courses d’arrière-saison estime que le vélo est capable de pouvoir organiser des courses avec une organisation rigoureuse sur le plan de l’hygiène: "Il est essentiel que la vie reprenne. Paris-Nice est un bon exemple. Cela a été une réussite dans la façon dont cela a été géré." En revanche, décaler le Tour de France à l’automne ne recueille pas ses faveurs: "Un Tour de France en octobre? Je n’y crois pas."

Arnaud Valadon