RMC Sport

Cyclisme: "je n'avais jamais vu un tel Tour de France", les confessions de Rigoberto Uran

Dans un entretien accordé au quotidien espagnol Marca, Rigoberto Uran (EF Education-EasyPost) revient sur son Tour de France, bouclé à la 26e place. Le Colombien revient sur les "jeunes fous" Pogacar et Vingegaard et confesse qu'il n'a jamais connu une Grande Boucle aussi éprouvante.

À 35 ans, Rigoberto Uran est bientôt au crépuscule de sa carrière de cycliste professionnel. Cet été sur les routes du Tour, le Colombien, dauphin de Chris Froome en 2017, ne s'est pas illustré, terminant à une anecdotique 26e place, à 1h48 de Jonas Vingegaard.

"Le Tour ? Je suis coureur pro depuis plus de 15 ans et je n'avais jamais rien vu de tel"

Dans un entretien accordé au quotidien sportif espagnol Marca, il est revenu ce lundi sur les conditions très difficiles de cette Grande Boucle 2022. "Le Tour le plus rapide de l'histoire, c'était quelque chose de choquant. Je suis coureur pro depuis plus de 15 ans et je n'avais jamais rien vu de tel. C'est comme s'il y avait eu plusieurs Tours en un seul. C'était très dur, très exigeant. La chaleur a aussi joué un grand rôle, le Covid aussi. On a vu des équipes réduites à trois unités avec les blessures, le rythme était aussi très dur. Et comme je l'ai dit, il y a eu plusieurs courses en une : d'un côté avec Vingegaard et Pogacar qui étaient sur une autre planète, et puis le reste."

"Est-ce que Vingegaard et Pogacar peuvent tenir à ce niveau ? Je n'en ai aucune idée"

Questionné justement sur le duel que se sont livrés les deux hommes en tête du général, Uran ne tarit pas d'éloges sur eux : "Maintenant les jeunes gagnent des choses importantes, ils arrivent à 20 ans et remportent le Tour, ils sont fous ! À mon époque, les figures de ma génération allaient plus lentement et se faisaient remarquer vers 28 ans. Maintenant on constate qu'ils gagnent de plus en plus tôt, presque lorsqu'ils deviennent pros. Est-ce qu'ils peuvent tenir à ce niveau ? Je n'en ai aucune idée."

Le Colombien s'apprête à disputer le Tour d'Espagne (19 août au 11 septembre) et espère bien être à la bagarre pour, au moins, remporter une victoire d'étape. "L'objectif est de me battre pour les deux (avec le classement général), je pense que c'est possible. J'aimerais relever ce défi, avoir des victoires sur les trois grands Tours", confesse-t-il.

CP