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Dopage: Wiggins défend l'ancien médecin de la Sky

Bradley Wiggins, vainqueur du Tour de France en 2012 et ancien coureur de l’équipe Sky, défend le médecin Richard Freeman, reconnu coupable vendredi d’avoir commandé, en 2011, de la testostérone. Selon lui, le produit dopant n'était pas destiné à un coureur.

"Je ne crois pas une seule seconde que c'était pour un coureur". Dans son podcast publié par la version anglaise d'Eurosport, l’ancien coureur Bradley Wiggins est revenu sur l’affaire de dopage qui éclabousse la Sky et l’équipe britannique de cyclisme.

Vendredi, Richard Freeman, ancien médecin de l’équipe Sky et de British Cycling entre 2009 et 2017, a été reconnu coupable d’avoir commandé, en 2011, de la testostérone, en sachant qu’elle était destinée à un coureur. Le Tribunal Service de Manchester, qui statue sur les plaintes déposées contre les médecins, a conclu qu’il avait commandé – et obtenu, du Testogel, en sachant qu'il devait être administré à un athlète pour améliorer ses performances sportives.

"Je ne connais personne de sain d'esprit qui utiliserait ça"

Mais le médecin clame toujours son innocence. S’il admet 18 des 22 chefs d'accusation retenus contre lui, dont l'achat de testostérone interdite, il conteste en revanche quatre chefs d'accusation, tous liés à la livraison de testostérone au siège de British Cycling et de Team Sky à Manchester en juin 2011. Richard Freeman explique avoir commandé ces produits pour soigner les problèmes d’érection de Shane Sutton, ancien entraîneur de British Cycling et de Sky.

"Je ne connais personne de sain d'esprit qui utiliserait ça (du Testogel) pour se doper à cette période, compte tenu de la quantité de contrôles effectués à cette époque: passeports sanguins, tests inopinés ou en dehors de la compétition avec UKAD (l'antidopage britannique)", a déclaré Bradley Wiggins dans son podcast. "Je ne pense pas qu'il y ait quelqu'un dans le milieu pour faire des conneries comme ça, ou être aussi stupide. Tu te ferais prendre vu le nombre de fois où tu es testé", a continué celui qui a remporté le Tour de France en 2012. Membre de l’équipe Sky de 2010 à 2015, il a côtoyé le médecin Richard Freeman.

Richard Freeman de nouveau jugé en avril

"Qu'est-ce qu'il s'est vraiment passé? Quelqu'un doit bien savoir. Il faut plus qu'une explication. A qui était-ce destiné? Pour quoi faire? Je ne crois pas une seule seconde que c'était pour un coureur. Cela ne fonctionnait pas ainsi", a insisté Bradley Wiggins, "bien sûr, ça laisse ce nuage... Je comprends ça et ça fait une sacrée bonne histoire aussi. Mais celle-ci est un peu différente. Il y a quelque chose d'autre et quelqu'un sait quelque chose, et je ne sais pas vraiment ce qui se passe. Mais il faut maintenant une suite."

Cette affaire de dopage n’est pas encore terminée. Richard Freeman sera de nouveau jugé en avril pour décider de la perte ou non de son agrément de médecin. Outre-manche, l’affaire continue de faire réagir et de secouer le monde du cyclisme britannique.

LL