RMC Sport

Tour de France: Martin répond aux rumeurs et suspicions autour de la performance de Pogacar

Meilleur Français sur le Tour de France avec une 11e place finale, Guillaume Martin (Cofidis) a évoqué ce lundi dans le Super Moscato Show le sacre de Tadej Pogacar, et les doutes entourant la performance du jeune Slovène.

Après la course, place aux interrogations. Voire aux accusations. Alors que Tadej Pogacar a remporté dimanche le Tour de France dès sa première participation, médias et observateurs questionnent désormais la progression fulgurante du jeune Slovène (22 ans), entouré par plusieurs hommes au passé sulfureux en matière de dopage. Porteur du maillot jaune en 1996, le Français Stéphane Heulot a même confié s'être senti mal à l'aise devant le triomphe du coureur d'UAE-Emirates.

Invité ce lundi du Super Moscato Show sur RMC, Guillaume Martin (Cofidis), 11e du général et premier Tricolore sur le Tour 2020, a lui aussi été interrogé sur le cas Pogacar. "Que les journalistes aient des doutes, je trouve ça normal, c’est votre boulot, a-t-il expliqué. Mais moi, de ma position je ne peux pas me permettre d’avoir des suspicions, sinon je ne fais plus mon métier, je me décourage."

"Son niveau, pour moi, est de l’ordre de l’atteignable. J’ai envie de croire que c’est possible."

Et le grimpeur de développer son propos: "Si je commence à réfléchir, à me dire 'je termine 11e, mais quelle est ma vraie place?', c’est impossible, j’arrête de faire du vélo. J’essaye de faire mon truc de la meilleure manière. Je pense qu’on est beaucoup à ne pas vouloir se poser de questions, parce que si on commence à se mettre une araignée dans la tête, on n’a pas fini..."

Mais la performance de Pogacar est-elle réaliste? "Pogacar, je l’ai battu sur le Dauphiné, et au début du Tour je faisais jeu égal avec lui, rappelle Martin. Donc son niveau, pour moi, est de l’ordre de l’atteignable. J’ai envie de croire que c’est possible." Même si le contre-là-montre à la Planche des Belles Filles interpelle... "C'était une performance exceptionnelle, impressionnante, tout le monde était sous le choc, convient le coureur de la Cofidis. Personne ne s’attendait à ce que Roglic soit battu. J’étais en train de répondre aux questions des journalistes en haut quand il a terminé, et c’était une atmosphère surréaliste."

CC