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UEFA Euro 2016 Virtual Tournament : il gagne l’Euro… avec la Croatie !

Toute la joie d'Alex Alguacil, sur le toit de l'Europe en remportant l'UEFA Euro 2016 Virtual Tournament

Toute la joie d'Alex Alguacil, sur le toit de l'Europe en remportant l'UEFA Euro 2016 Virtual Tournament - WGF

On ne sait pas encore qui de la France ou du Portugal montera sur le toit de l’Europe, dimanche soir, à l’issue de la finale de l’Euro 2016. Mais on connait déjà l’identité du champion d’Europe… virtuel ! Tenue en parallèle du vrai Euro, l’UEFA Euro Virtual Tournament a consacré un Espagnol, vainqueur d’un Français en finale.

Pas sûr que les Bleus manquent de motivations au moment d’entrer sur la pelouse du Stade de France, dimanche soir, à 21 heures pour y défier le Portugal de Cristiano Ronaldo. Il y aura cette perspective, bien sûr, de pouvoir mettre fin à 16 années de disette sur le plan international, et d’offrir un troisième trophée continental au peuple français. L’envie de continuer à martyriser les supporters portugais, frustrés lors de leurs dernières confrontations avec le camp tricolore dans des grandes compétitions. Le désir ardent, tout simplement, d’écrire une nouvelle (belle) page du livre bleu. Mais si jamais Didier Deschamps sèche un peu – ce qui parait fort improbable mais bon, qui sait… - le sélectionneur des Bleus pourra rappeler à ses ouailles que quelques jours avant cette fameuse finale, la France s’inclinait en finale de l’Euro… manette en main.

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Comme nous vous le présentions en milieu de semaine, à l’issue d’un tirage au sort encore plus majestueux que l’officiel, à l’initiative de l’UEFA, Konami et l’agence événementielle spécialisée dans l’eSport World Gaming Federation, le championnat d’Europe des nations s’est aussi joué sur les terrains virtuels, sur le jeu officiel (UEFA Euro 2016) depuis le début du mois de juin. Et les 6 et 7 juillet, cette compétition XXL, qui faisait autant la part belle aux qualifications en ligne qu’aux tournois hors-ligne organisés par les marques partenaires, a connu son dénouement, non sans avoir épousé à la lettre – du moins pour les 8es de finale en tout cas – le tableau final de l’Euro réel.

Il y avait du monde pour assister à la finale entre l'Allemagne du Français Antoine Choite et la Croatie d'Alex Alguacil
Il y avait du monde pour assister à la finale entre l'Allemagne du Français Antoine Choite et la Croatie d'Alex Alguacil © WGF

Sale temps pour les champions du monde

Forcément, la musique n’a pas été la même pour nos seize champions, en fonction de l’équipe que leur avait attribué les champions du monde 1998 et d’Europe 2000 David Trezeguet et Christian Karembeu. Et forcément, même lorsqu’on a été ou lorsqu’on est encore champion du monde, sa durée de vie en tournoi vire à la peau de chagrin une fois qu’on a hérité du pays de Galles ou encore de l’Irlande du Nord. Ce fut le cas de Christopher Maduro Morais, sur le toit du monde en 2010 et au 36e dessous dès son entrée en lice, logiquement écarté par le double tenant du titre, Walid Rachid Tebane (2-0). La pilule devait être encore plus dure à avaler pour le Brésilien Felipe Mestre, globe-trotter de l’étape (au même titre que le Mexicain KoppersPuma), et incapable de créer l’exploit avec l’Islande (3-1).

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Qui dit Euro virtuel dit… chauvinisme. On a forcément été plus attentif au parcours des joueurs tricolores. Tout heureux d’avoir tiré le pays organisateur - « la patrie » comme il n’aura cessé de le répéter tout au long des deux jours – le champion de France sur PES 2011, Smain Ouadah pensait avoir idéalement lancé son tournoi en écartant sans ménagement le lauréat national 2016 (4-1). Mais face aux Anglais de KoppersPuma, il n’a pas connu la même réussite que face à l’Irlande.

Malgré la défaite, le représentant français en finale, Antoine Choite, a gardé le sourire.
Malgré la défaite, le représentant français en finale, Antoine Choite, a gardé le sourire. © WGF

Une finale Allemagne-Croatie dénouée… aux tirs au but

Dans l’autre moitié de tableau, il y a eu le duel fratricide entre Walid et Hammadouch, un nouveau visage du circuit, qui a fini par avoir raison de Gareth Bale et consorts, sur le fil, grâce au feu nourri de la Belgique (4-3). Mais il y a eu surtout la tornade espagnole Alex Alguacil et son équipe de… Croatie. Le jeune natif de Grenade n’a eu aucun scrupule à noyer d’entrée son confrère espagnol, Moises Fernandez (7-1), pour mieux décimer ensuite le camp français, d’abord la Pologne de Kays Boukhezer (3-0), puis la Belgique d’Hammadouch (3-1) avant de briser le rêve d’Antoine Choite, vice-champion de France en 2013. Ce dernier, qui avait hérité de l’Allemagne, pensait vraiment aller au bout. Une ambition proportionnelle à un parcours sans fausse note (5-2 et 5-1 en 8es et quarts de finale). C’était sans compter la ténacité d’Alex, qui poussera le suspense aux tirs au but… et l’emportera 3-2, devant des centaines de spectateurs conquis – curieux comme amateurs du foot sur consoles – tous massés devant l’écran de la fan zone du Champ de Mars. 

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A lui la gloire, les deux places VIP pour la finale de dimanche (idem pour Antoine) et l’honneur de soulever son titre, une heure avant le coup d’envoi du choc entre la France et le Portugal. Un moment de prestige que le jeune Français de 20 ans, étudiant en informatique à Epitech, aurait aimé vivre, en guise d’heureuse prémonition à l’incroyable défi qui attend les Bleus en finale de l’Euro. Pas de doute néanmoins : si la bande à Didier Deschamps soulève la coupe Henri Delaunay dans la nuit de dimanche, Antoine Choite sera bel et bien le premier à hurler sa joie dans les travées du Stade de France. Et tant pis pour… l’Allemagne.

Alix Dulac Journaliste RMC Sport