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Affaire Valbuena-Benzema: Pour Sagnol, Le Graët est "un père de famille avec ses joueurs"

A la veille d’une possible sanction prononcée par Noël Le Graët contre Karim Benzema, Willy Sagnol s’est exprimé sur le sujet ce mercredi. Pour l’entraîneur bordelais, le président de la FFF a l’expérience et le côté paternaliste nécessaires pour prendre la meilleure décision.

Bordeaux accueille le Rubin Kazan ce jeudi pour le dernier match de poule de Ligue Europa. Une rencontre sans enjeu pour des Girondins déjà éliminés. Au cours du point presse d'avant-match, Willy Sagnol est revenu sur l’actualité qui frappe l’équipe de France et avoué qu’il n’aimerait pas être à la place de Noël Le Graët, à la veille d’une conférence de presse qui pourrait déterminer l’avenir de Karim Benzema et Mathieu Valbuena en Bleu.

Mais le coach bordelais sait toute la bienveillance que le président de la FFF porte à ses joueurs. « On ne s’improvise pas président de Fédération, reconnait le technicien girondin. Lui a l’expérience d’un poste que je n’ai pas, et dont je n’ai pas forcément envie d’avoir, surtout en ce moment… Je peux juste parler de l’homme Noël Le Graët, qui tout au long de notre vie commune - quand j’étais joueur il était vice-président de la FFF – s’est toujours comporté un petit peu comme un père de famille avec les joueurs. Donc je peux imaginer dans quel dilemme il peut se trouver aujourd’hui. » 

« Je ne dis pas que je n’en ai rien à faire, mais… »

D’une manière plus générale, Willy Sagnol a fait part de son agacement au regard des nombreux échos et des avis qui alimentent la polémique. Pour l’ancien joueur du Bayern, impossible de se prononcer sur une possible cohabitation en Bleu entre les deux joueurs. Car à l’heure actuelle, la meilleure résolution reste encore de laisser faire la justice. « Je ne sais pas, et c’est pour ça que je ne veux pas être non plus à la place de Didier Deschamps, balaye le technicien. Je crois que Karim a dit hier que le mieux, c’était peut-être de laisser la justice faire son travail. Et je crois que ça serait peut-être la chose la plus raisonnable à faire. Parce qu’on est que dans le milieu du foot, mais au-dessus du foot il y a la justice. »

« La justice est au-dessus de tout donc laissons-là peut-être travailler tranquillement, poursuit-il. On n’a peut-être pas forcément besoin d’être abreuvé tous les jours de commentaires ou d’articles à ce sujet. Ou de soi-disant "personnes" qui délivrent certains secrets d’instruction ou de choses comme ça. Pour être honnête, je ne dis pas que je n’en ai rien à faire, mais la seule chose que je peux dire, c’est : "Laissez faire la justice et on aura le temps d’en parler après". »

Vincent Delzescaux