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Sa coupe de cheveux, Guardiola, Ribéry… Coman raconte son quotidien au Bayern Munich

EXCLU RMC SPORT. A 19 ans, Kingsley Coman s’est imposé déjà comme un joueur important au Bayern Munich. Couvé par Pep Guardiola, proche de Franck Ribéry et adoubé par le vestiaire, l’attaquant des Bleus se sent comme chez lui en Bavière. Il en témoigne, anecdotes à l’appui.

Sa coupe de cheveux

« Avant, j’avais des nattes et des tresses partout sur la tête. Un jour, j’ai décidé de me couper les cheveux parce que je ne pouvais pas aller souvent chez le coiffeur. Donc avec cette coupe-là, c’était plus simple. Mais je voulais quand même garder un souvenir, donc j’ai gardé ma natte. Et je mets des perles qui représentent les couleurs de la Guadeloupe et des Caraïbes ».

La prononciation de son nom

« On peut prononcer « Comane » ou « Comment ». De base, en Guadeloupe, on dit Kingsley « Comment ». Mais quand j’étais petit, on me faisait beaucoup de blagues à deux balles, genre : « Comment tu t’appelles ? ». Après, j’ai pris l’habitude de dire « Comane ». Je trouvais que c’était plus beau. Mais « Comment ou Comane », les deux, c’est bon ».

Le festival contre la Juventus Turin

« Je pense que beaucoup de personnes ont vu ce match, avec un scenario extraordinaire (le Bayern Munich s’est imposé 4-2 en 8e de finale retour de Ligue des champions après avoir été mené 2-0, ndlr). J’ai contribué un peu à la remontée de mon équipe (un but et une passe décisive), donc c’était merveilleux. Dans ma carrière, j’ai vécu une finale de Ligue des champions (Juventus-Barça la saison passée), même si j’étais entré 5 minutes à la fin. Mais ce moment-là, avec la remontée, je n’ai pas vécu mieux pour l’instant. Et je pense que ce sera difficile de faire mieux ».

Son intégration au Bayern Munich

« Ça se passe très bien pour l’instant. Au niveau de mon temps de jeu et de la vie en général. Je n’ai aucun problème. C’est une année magnifique pour moi. En plus, j’ai été appelé en équipe de France. Pour l’instant, je ne peux pas demander plus. Je ne peux que rester concentré et continuer à travailler pour que toutes mes années à venir soient comme celle-ci ».

Son caractère

« Je ne suis pas timide, je suis calme. C’est différent. Je ne m’ouvre pas forcément aux personnes que je ne connais pas. Des gens comme Paul (Pogba) ou Evra, avec qui j’ai fait une année (à la Juventus), je ne pense pas qu’ils vous diront que je suis calme. Mais avec les gens que je ne connais pas, j’ai une petite carapace. Je ne fais pas beaucoup confiance. Et c’est pour ça qu’on dit peut-être que je suis introverti ».

Son ascension fulgurante

« Non, je ne réalise pas que j’ai joué dans ces trois clubs (PSG, Juventus, Bayern Munich). Je pense que c’est à la fin de ma carrière que je me dirai : « Ah ouais, quand même, j’ai fait des grands clubs ». Mais maintenant, j’espère plutôt me poser. Parce que c’est bien de faire beaucoup de grands clubs, mais je pense que les plus grands joueurs restent dans un club et s’y imposent à long terme. C’est ce que j’ai envie de faire aujourd’hui. Je suis venu au Bayern pour ce projet. J’ai été prêté deux ans avec option d’achat. Mais mon but, c’est d’appartenir à ce club. A moi de faire mes preuves pour que ça se fasse. Après, si demain on me dit que je dois retourner à la Juventus, ça reste un grand club. Je ne crois pas que quelqu’un serait mécontent d’y aller. Mais j’espère avant tout rester ici ».

Sa relation avec Pep Guardiola

« Le coach me donne beaucoup de conseils. Après, on ne parle pas énormément. On ne dialogue pas tous les jours. Mais dès qu’il peut me donner un conseil, il va le faire. Il me laisse beaucoup de liberté. Il ne me considère pas uniquement comme un jeune. Il n’est pas toujours derrière moi pour me pousser. A moi de montrer que je peux me débrouiller tout seul et bien appliquer ses conseils ».

Les compliments de ses coéquipiers

« Bien sûr que ça fait plaisir. Ça apporte beaucoup. En évoluant avec des grands joueurs, on devient forcément plus fort. Ils mettent beaucoup de rythme à l’entraînement. Et quand on arrive à prendre ce rythme, c’est qu’on a beaucoup progressé. Quand ils me font des compliments, je suis encore plus content. Ça récompense mon travail et ça me donne envie de continuer ».

La cohabitation avec Franck Ribéry

« Ça se passe très bien. Au début, je n’ai pas eu la chance de beaucoup lui parler parce qu’il était blessé et qu’il avait des horaires un peu différents. Mais depuis qu’il est revenu dans le groupe, on parle plus. Il m’aide beaucoup sur le terrain. Il m’encourage. C’est très bien de pouvoir évoluer avec lui et d’être avec quelqu’un qui parle votre langue, c’est plus facile ».

dossier :

Franck Ribéry

M.Bo.