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Coupe de France: même face à l’OM, la fête sera gâchée pour Trélissac

La joie des joueurs Trélissac après leur victoire contre Lille

La joie des joueurs Trélissac après leur victoire contre Lille - AFP

Alors qu’ils voulaient défier l’OM à Périgueux, ville de leur exploit au tour précédent contre Lille, les amateurs de Trélissac (CFA) vont disputer leur huitième de Coupe de France à Bordeaux ce jeudi. Très loin de chez eux et de la fête qu’ils imaginaient.

L’euphorie est vite retombée à Trélissac. Tombeurs de Lille en 16e de finale de la Coupe de France, les amateurs périgourdins ont hérité de l’OM au tour suivant. Pas un tirage clément mais l’occasion d’une belle affiche à disputer pour le club de CFA. Mais alors qu’ils pensaient disputer la rencontre à Périgueux, terre de leur exploit contre le Losc, les Aquitains vont devoir prendre la direction de Bordeaux et du stade Chaban-Delmas, désormais dévolu aux rugbymen de l’UBB. 

La faute à une rencontre considérée « à risques » par la FFF, comme celles qui concernent le PSG, Lyon et donc l’OM. Une décision qui ne plait pas du tout du côté de Trélissac. D’abord parce que la notion de « réception » est dure à concevoir quand un match se déroule à… 150km de ses bases. Ensuite parce que l’organisation de la rencontre est devenue un véritable casse-tête. Sur les 35 000 places disponibles, seules 12 000 avaient été vendues à la veille de la rencontre. En cause, la distance et à la programmation du match, qui aura lieu ce jeudi à 21h.

« On est pénalisé dans tous les sens »

« On a vraiment un sentiment de frustration, ne cache pas Francis Christmann, chargé de la relation avec la mairie. Nous sommes laissés pour compte. 15 000 dans un stade de 40000, cela sera difficile de faire l’ambiance comme contre Lille, où cela a été vraiment extraordinaire. On est vraiment pénalisé dans tous les sens. Le jour, l’horaire, il y a des raisons qui nous dépassent. Peut-être des gens derrière leur bureau qui voient ça de très loin... »

Dix bus devraient tout de même être affrétés pour une partie des supporters, d’autres venant par leurs propres moyens. Mais finalement, beaucoup d’entre eux ne se déplaceront pas. Et croiront en l’exploit du TFC devant leur télévision ou l'écran géant mis en place au foyer socio-culturel, à la mairie. Bien loin de ce qui fait le charme de la Coupe de France.

Vincent DELZESCAUX