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France-États-Unis: quelles sont les faiblesses des Américaines?

Favorite du Mondial, la sélection des États-Unis affiche malgré tout quelques faiblesses. Les lacunes de la gardienne et des latérales pourraient ainsi profiter aux Bleues, dans leur quart de finale (vendredi, 21h au Parc des Princes).

Si les États-Unis partent favorites face à l’équipe de France en quarts de finale de la Coupe du monde, vendredi (21h) au Parc des Princes, les joueuses américaines ne maîtrisent pas toujours leur sujet. À l’image de leur huitième de finale poussif face à l’Espagne (2-1).

Naeher, une gardienne fébrile

L'époque de la médiatique Hope Solo, considérée durant sa carrière comme la meilleure gardienne du monde, est bien lointaine. Si Alyssa Naeher n’avait pas été beaucoup sollicitée durant le premier tour, le huitième de finale face à l’Espagne a dévoilé sa fébrilité. La gardienne de 31 ans s'est trouée sur l'égalisation des Espagnoles, tentant une relance courte sur sa défenseure Becky Sauerbrunn, coupable elle aussi d'une mauvaise passe dans la foulée. Pour l'emporter contre la France, elle devra "dominer sa surface", a prévenu Alex Morgan citée par le New York Times.

Des latérales un peu trop laxistes

Face à la Roja, la défense américaine n’a pas respiré la sérénité. Bougées par la vivacité des joueuses espagnoles, les défenseures ont souvent été à la peine. Ce fut notamment le cas de Kelley O'Hara et Crystal Dunn, respectivement arrières droite et gauche du Team USA. Trop laxistes sur le replacement défensif, les deux latérales ont laissé des espaces dont ont su profiter leurs adversaires. Avec la vitesse de joueuses comme Diani ou Asseyi, les Bleues savent où appuyer pour faire mal aux Américaines.

Une certaine suffisance

Championnes du monde en titre et immédiatement boostées par le carton historique infligé à la Thaïlande (13-0), les joueuses américaines ont rapidement confirmé leur statut de favorites. Elles n'hésitent pas à le revendiquer. "Nous avons la meilleure équipe au monde et aussi la deuxième meilleure équipe au monde", a lancé la remplaçante Ali Krieger. Mais ce type de propos ne traduit-il pas un excès de confiance? Pour Corinne Diacre, la sélectionneure française, de tels propos peuvent justement booster les Bleues: "Les filles sont au taquet. S'il y a bien un levier sur lequel je ne vais pas intervenir, c'est sur la motivation".

Aurélien Brossier et Julien Absalon