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Coupe du monde: enfin, les Bleus nous ont régalés!

Victorieux des vice-champions du monde argentins (4-3) en huitième de finale de la Coupe du monde 2018, les joueurs de l'équipe de France ont enfin ravi leurs supporters depuis le début de la compétition. Offensifs, audacieux, les Bleus ont livré une belle performance. Assez pour raviver les espoirs.

"C'est pour ce genre de match qu'on aime le football." Le compliment est signé Emmanuel Petit qui, comme beaucoup de Français, a adoré ce huitième de finale de Coupe du monde qui a opposé l'équipe de France à l'Argentine. A Kazan, les Bleus l'ont emporté au terme d'un match haletant (4-3) dans lequel ils ont mené et été menés avant de faire la décision.

Petit n'avait plus vibré comme ça depuis France-Ukraine... en 2013

Il y a donc eu des buts, dont certains très jolis. Le penalty de l'ouverture du score signé Antoine Griezmann découle d'un rush supersonique de Kylian Mbappé sur 70 mètres. Sans contrôle, Benjamin Pavard a marqué un but d'anthologie en pleine lucarne. Et après avoir donné l'avantage 3-2, Kylian Mbappé a conclu un superbe contre tricolore pour mettre les siens à l'abri.

Bref, "que du bonheur" pour William Gallas. "La dernière fois que j'ai vu un match qui m'a vraiment fait vibrer - un match qui compte hein, pas un amical -, c'était contre l'Ukraine (barrage retour de qualification au Mondial 2014, en novembre 2013). Je me suis mis à hurler, je sautais en permanence de mon canapé, je me retrouvais en train de gueuler devant ma télé, comme un supporter en fait. Et aujourd'hui, c'était pareil", ajoute Manu Petit.

"C'est ce qu'on réclame"

Dans la Kazan Arena, il y a eu sept buts, mais aussi un scénario "hitchcockien" comme le souligne Emmanuel Petit. Avant la pause, l'Albiceleste a égalisé avec un missile signé Angel Di Maria. Et juste après la pause, l'Argentine a pris l'avantage avec de la réussite... jusqu'au réveil tonitruant des Bleus, qui ont marqué trois fois en onze minutes. "C'est la passion. C'était tellement indécis, ça partait dans tous les sens. C'est ce qu'on a envie de voir", clame Emmanuel Petit.

"L'important est qu'on soit qualifié, mais il y a eu aussi la manière", ajoute William Gallas. Un point très important, car après un premier tour assez décevant côté spectacle avec en point d'orgue ce voyage au bout de l'ennui face au Danemark, l'équipe de France avait déçu, s'attirant même des sifflets en Russie contre les Danois (0-0). En 90 minutes folles contre l'Argentine, le vent a tourné. "Il faut se réjouir et être heureux car c'est ce qu'on réclame depuis des jours", note Willy Sagnol.

Méfiance quand même car tout n'a pas été parfait

Kylian Mbappé est celui qui recueille le plus de louanges. "C'est peut-être le joueur qui va nous emmener jusqu'en finale", lance Gallas. Pour Petit, le Parisien "a été monstrueux". "Il a été le dynamiteur de l'attaque, il a été à l'origine de toutes les actions dangereuses, il a été décisif sur quasi toutes ses actions individuelles", énumère-t-il.

Et maintenant? La suite, c'est vendredi 6 juillet contre l'Uruguay (16h), prochain adversaire des Tricolores en quarts de finale de ce Mondial. Malgré les critiques, Paul Pogba et les siens répétaient, avant France-Argentine, qu'ils répondraient présents le moment venu. Ils ont tenu parole face à Messi & cie. Il faudra se remobiliser pour défier la Céleste.

"On a quand même pris trois buts. Ça veut dire qu'il y a des choses perfectibles. Si on reste trop longtemps sur son nuage, à un moment donné, le nuage pète et on tombe de très haut", prévient Sagnol, qui rappelle que "le chemin est encore long" mais qui espère qu'il "sera le plus long possible". Jusqu'au 15 juillet à Moscou, par exemple, pour la finale de la Coupe du monde...

N.B