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Equipe de France: Deschamps est mécontent, mais ne s'affole pas après la Turquie

Interrogé ce dimanche matin par Téléfoot après la défaite des Bleus en Turquie samedi (2-0), dans le cadre des éliminatoires à l'Euro 2020, Didier Deschamps a regretté le "non-match" de ses hommes mais a insisté sur le fait qu'il reste encore sept rencontres à jouer.

En colère samedi soir, après la défaite et surtout la prestation plus que médiocre des Bleus en Turquie (2-0), lors des éliminatoires à l'Euro 2020, Didier Deschamps était plus apaisé ce dimanche matin. Interrogé par Téléfoot, le sélectionneur a tenté de débriefer, à froid, cette étonnante contre-performance.

"Le sommeil a été court, a-t-il concédé. C’est toujours difficile d'expliquer les raisons d'un tel non-match. Parce que c’est un non-match. L’adversaire ne nous a pas laissé l’occasion de nous exprimer, mais on a été trop laborieux défensivement, et peu créatifs offensivement. Il y a tellement de domaines où on a été insuffisants que je ne peux pas tirer de conclusions..."

Aussi, plutôt que de broyer du noir, DD a préféré se projeter sur la suite. Parce que la France, avec 6 points, est toujours deuxième de son groupe, et surtout parce qu'il reste sept matches sur dix à disputer.

"Heureusement qu'on est là dans les années paires"

"On ne va pas s'attarder là-dessus, parce qu’on a un match qui arrive très vite, mardi à Andorre (20h45), a-t-il poursuivi. Il faudra que ça se passe mieux pour finir la saison sur une victoire. [...] On a joué trois matches, il en reste sept, il ne faut pas oublier ce qu’il s’est passé hier mais on va passer à la suite. J’en ai connus, des parcours compliqués. C’est une contre-performance de notre part mais il y a encore 21 points à prendre."

Quant à la supposée "malédiction" des mois de juin dans les années impaires, elle fait plutôt sourire le coach. "C'est la quatrième fois que ça nous arrive, si j’avais la solution je vous le dirais… On prépare les matches avec des joueurs qui ont fini avec leur club au dernier moment, soit trois semaines avant. Les années impaires, c’est compliqué pour nous, oui. Les saisons sont longues, les joueurs arrivent usés. Mais ce n’est pas une excuse. Heureusement qu’on est là dans les années paires, là où se déroulent les grandes compétitions. C’est l’essentiel."

CC