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Equipe de France: Le Graët attendra la décision de Deschamps et ne bloquera pas Zidane

Si le sélectionneur des Bleus Didier Deschamps est sous contrat jusqu'à la fin de la Coupe du monde 2022, le président de la FFF Noël Le Graët laisse entendre que son aventure sur le banc de l'équipe nationale pourrait se poursuivre au-delà du Mondial. De fait, il ne veut pas demander à Zinedine Zidane d'attendre, même s'il en fait un éventuel successeur.

Pour beaucoup d'observateurs et de supporters, le scénario est à peu près clair. Sous contrat jusqu'à la fin de l'année 2022, Didier Deschamps doit diriger les Bleus durant la Coupe du monde au Qatar et - victoire ou non - ensuite passer les rênes de la sélection à son successeur désigné, Zinédine Zidane. Sauf que dans un entretien accordé à l'AFP ce mardi, le président de la FFF, Noël Le Graët, laisse entendre que "DD" pourrait rester sur le banc de l'équipe de France au-delà de 2022.

"S'il (Deschamps) gagne le Mondial, peut-être voudra-t-il continuer, explique le patron du foot français. S'il ne le gagne pas, il aura peut-être l'esprit de revanche. Je l'apprécie tellement: on ne peut pas dire que la décision lui appartiendra, mais pas loin. Je crois que la fidélité en Didier a payé."

Faut-il demander à Zidane d'attendre un an? "Je ne ferai pas ça", assure Le Graët

Si Deschamps venait à partir au terme de son contrat actuel, Le Graët avoue toutefois avoir pensé à Zidane pour le remplacer. "Tout le monde y pense, glisse-t-il. Imaginons que Didier me dise qu'il arrête ou qu'il ne veut pas continuer. Le nom de Zidane viendra évidemment, s'il est libre."

Et c'est là que la situation pourrait être problématique. Sans club depuis son départ du Real Madrid en fin de saison dernière, Zinedine Zidane a été approché par Manchester United, et même sondé par le Qatar pour éventuellement remplacer Mauricio Pochettino au PSG. Dès lors, faut-il lui demander d'attendre, de refuser toutes les propositions jusqu'à ce que le banc des Bleus se libère? "Je ne ferai pas ça, répond Le Graët. Pour diriger l'équipe de France, il faut une sacrée envie. Si tu le fais par calcul, ce n'est pas forcément le bon système."

Et d'évacuer le sujet: "On vient de se qualifier pour la Coupe du monde, donc ce n'est pas le moment de parler de succession".

C.C. avec AFP