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Équipe de France: Varane réagit à la passe d'armes entre la FFF et Amnesty sur les droits de l'homme

Questionné d'emblée sur le sujet sensible des droits de l'homme au Qatar, avant la rencontre au Danemark (dimanche à 20h45), en Ligue des nations, le défenseur et capitaine des Bleus Raphaël Varane a estimé qu'il était important de "mettre la lumière" dessus, avant et pendant la Coupe du monde.

Les critiques virulentes portées par Amnesty International à l’encontre des joueurs de l’équipe de France, pointés par l’ONG pour leur mutisme face aux violations des droits de l’homme au Qatar, qui accueillera bientôt la Coupe du monde (20 novembre - 18 décembre) n'ont pas échappé à Raphaël Varane.

Présent en conférence de presse samedi, à la veille du dernier match des Bleus sur la pelouse du Danemark (dimanche à 20h45), le défenseur et capitaine des Bleus s’est félicité que la question lui soit posée sur un sujet aussi "grave" et "sensible". Mais il s’est aussi retranché derrière le communiqué de la Fédération française de football (FFF).

Varane: "Un symbole fort"

"Chacun doit rester à sa place, chacun son rôle", a-t-il déclaré, tout en soulignant que le sujet est "grave". Sur la responsabilité qui incombe aux joueurs de prendre position, de porter une certaine parole, le joueur de Manchester United a botté en touche, indiquant que les joueurs avaient hérité de cette situation, "avec une décision prise il y a douze ans.

Mais les joueurs ne resteront pas les bras croisés pour autant: "Je pense qu’il est important de parler de certains sujets: les droits de l’homme, les discriminations. Le fait d’en parler, de mettre la lumière dessus, de porter le brassard que j’ai porté lors du dernier match, c’est un symbole fort. La fédération a été claire sur le sujet."

La Fédération française de football a dénoncé une campagne de stigmatisation, après la dernière "lettre aux Bleus" publiée par Amnesty, qui annonçait qu’elle soutiendrait le Danemark plutôt que la France ce week-end.

"La FFF et l'équipe de France sont libres de s'exprimer ou non, s’est défendue la 3F. Elles n'ont pas attendu l'échéance prochaine de la Coupe du monde au Qatar pour défendre au quotidien, sur le terrain, et à leur niveau, les droits de l'homme, ainsi que d'autres causes essentielles."

QM avec AP et FH