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FFF: Thiriez ne veut pas obliger Deschamps à rappeler Benzema chez les Bleus

Dans une interview au Parisien, Frédéric Thiriez, candidat pour prendre la tête de la FFF, a assuré qu'il ne demanderait pas à Didier Deschamps de rappeler Karim Benzema en équipe de France. Il répond ainsi à la proposition de Michel Moulin, qui brigue lui aussi la présidence de la fédération.

"Je suis tombé de ma chaise quand j'ai lu cette déclaration". Candidat à la présidence de la Fédération française de football, Frédéric Thiriez n'est clairement pas sur la même ligne que son concurrent Michel Moulin, qui a déclaré vouloir imposer à Didier Deschamps de rappeler Karim Benzema en équipe de France. Dans une interview au Parisien, l'ancien président de la Ligue de football professionnel s'est rangé sans équivoque du côté du sélectionneur.

"C'est très méprisant pour le sélectionneur", a déploré Frédéric Thiriez au sujet de la proposition de Michel Moulin. Avant d'ajouter: "Ce n'est pas ma conception du football ni du rôle de président. Si je suis président, jamais mais jamais, je n'interviendrai dans les choix du sélectionneur. Je lui fais une confiance absolue".

Même si Didier Deschamps a encore manifesté son soutien à Noël Le Graët, le président sortant dont l'annonce de candidature se fait désirer, Frédéric Thiriez révèle avoir parlé avec lui "cette semaine". Il ne tarit pas d'éloges à son égard, au point d'expliquer qu'il aurait voulu le voir à la tête des Bleus bien avant son arrivée en 2012: "J'ai toujours aimé Didier Deschamps et j'avais pensé à lui comme sélectionneur en 2008, deux ans avant Knysna (la grève des joueurs durant la Coupe du monde 2010, ndlr). Si on avait eu Didier à l'époque, on n'aurait pas eu Knysna. J'en suis certain".

Deschamps a vilipendé Moulin

Après la sortie remarquée de Michel Moulin, déplorant au passage que la FFF "ne protège pas" Karim Benzema, Didier Deschamps lui avait répondu avec fermeté dans Le Figaro: "Il y en a qui aiment faire le buzz. Ce monsieur aurait dû faire acte de candidature pour le poste de sélectionneur. Comme il a apparemment ses diplômes, il a peut-être une chance de me remplacer. Franchement, ce n'est pas sérieux".

L'ancien capitaine des Bleus a ensuite rappelé, sur RTL, qu'il avait été meurtri par l'interview de Karim Benzema lui reprochant d'avoir cédé à une "partie raciste" de l'opinion française: "Tenir certains propos, ça amène forcément à une agressivité verbale ou physique. J’en subis les conséquences. On ne peut pas oublier. Je ne peux pas oublier. Je n’oublierai jamais".

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JA