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FFF: Deschamps dénonce le "discours démago" des candidats et soutient Le Graët

Didier Deschamps a profité d’une interview auprès du Figaro pour exprimer son soutien à Noël Le Graët alors que le président de la Fédération française de football devrait bientôt annoncer sa candidature pour un troisième mandat.

Le sélectionneur des Bleus, Didier Deschamps, a dénoncé ce lundi "le discours démago" des candidats à la présidence de la Fédération française de football (FFF), Frédéric Thiriez et Michel Moulin. Le patron des Bleus a également apporté son soutien à Noël Le Graët dont l’annonce de la candidature pourrait intervenir dans les prochains jours.

"Ce n'est un secret pour personne, j'apprécie beaucoup mon président, a lancé celui qui a gagné la Coupe du monde comme joueur et entraîneur en 1998 et 2018. Il annoncera ou non sa candidature bientôt (sourire). Ce serait une très bonne chose."

Deschamps: "C'est un discours démago"

L’élection présidentielle à la FFF est prévue pour le 13 mars prochain et deux candidats, Frédéric Thiriez et Michel Moulin ont déjà fait acte de candidature. Didier Deschamps a taclé certaines prises de position des de l’ancien patron de la LFP et de l’ex-dirigeant du PSG. Notamment concernant le déséquilibre entre football professionnel et amateur.

"C'est un discours démago. Si on analyse la situation avec l'année qui vient de s'écouler, trouvez-moi une discipline sportive qui n'a pas perdu des licenciés en 2020, a taclé le sélectionneur tricolore. Que les candidats fassent un bilan aussi avant la pandémie. C'est facile d'avancer ce genre d'arguments."

Deschamps recadre Moulin sur Benzema

En parallèle, le technicien a aussi réagi aux critiques et promesses électorales de Michel Moulin sur sa gestion du cas Karim Benzema et l’affaire de la sex-tape de Mathieu Valbuena.

"Il y en a qui aiment faire le buzz, a tranché Deschamps avant de dézinguer le candidat. Ce monsieur aurait dû faire acte de candidature pour le poste de sélectionneur. Comme il a apparemment ses diplômes, il a peut-être une chance de me remplacer. Franchement, ce n'est pas sérieux. Et c'est mal me connaître. Je prends toujours mes décisions en mon âme et conscience, pour le bien de l'équipe de France."

JGL avec l'AFP