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Gignac : "Je souhaite plus que tout que Giroud soit performant"

André-Pierre Gignac

André-Pierre Gignac - AFP

Présent ce jeudi en conférence de presse, André-Pierre Gignac est revenu sur la saison de son ancien club, l’OM, sa bonne humeur dans le groupe mais surtout sa présence dans les 23 pour l’Euro et la concurrence au poste de numéro 9 avec Olivier Giroud. Le tout avec sincérité et… beaucoup d’humour.

Gignac heureux d’être avec les Bleus

« On a été disqualifié en quarts de finale des playoffs (du tournoi de clôture mexicain, ndlr). J’avais l’opportunité de rentrer en France rapidement et d’être présent pour le stage. C’était mon souhait. C’est toujours un plaisir, une joie d’être parmi ce groupe, avec ce stage où il y a un peu de folie avec ce stade plein à chaque entraînement. Je suis heureux. J’espère le communiquer au reste du groupe. »

Sa présence dans les 23

« J’ai pas mal de défauts mais une grande qualité : un sacré caractère, qui m’a fait signer aussi loin. Quand on part à 10 000 km à un an de l’Euro à domicile, forcément, on ne met pas toutes les chances de son côté. Comme je me sens pleinement épanoui, en confiance et dans une belle forme, j’ai effectué une très bonne saison et me voilà parmi vous. Je ne me suis jamais dit que c’était terminé. Je m’étais mis 5 % de chances. C’était une fierté de recevoir ces convocations aussi loin, d’être le premier joueur hors-continent à être appelé en sélection. »

Serein face à la pression

« C’est plaisant de s’entraîner dans des conditions de match avec une tribune pleine. Ils sont derrière nous et nous soutiennent. C’est un plus car on aura besoin de tout le monde. Je suis serein. On arrive ici pour un stage de 5-6 jours. C’est un grand bonheur de voir ce stade plein. Plus les choses vont se rapprocher, plus il y aura de la pression. Ça va monter petit à petit. »

Peiné par la saison de l’OM

« J’ai eu à maintes reprises l’occasion de le dire. Ça n’a pas été une saison facile à vivre pour les supporters. J’ai suivi cette saison avec beaucoup de peine. C’est un club qui restera à jamais gravé en moi. Quand on est né dans cette région, ça ne te lâche pas jusqu’à la fin de ta vie. En plus, le fait d’y avoir été joueur, c’est quelque chose d’extraordinaire. Ils peuvent sauver la saison samedi. Qu’ils le fassent… Face à Paris, en plus, ce serait extraordinaire ! Je vais avoir un peu de pression. Mais j’espère qu’ils vont le faire. Un match face à Paris, je sais comment ça se vit. Je leur envoie toutes les ondes positives et toute ma force. »

Le titulaire, c’est Giroud

« Olivier ou moi titulaire ? Olivier sort de quatre buts en deux matches. Donc ça va, il revient bien. J’ai la chance et la fierté d’être dans les 23. Olivier part avec cette avance-là. Je souhaite plus que tout au monde qu’il soit performant. Cela voudra dire que l’équipe le sera aussi et qu’il marquera des buts. Et moi, comme d’habitude, quand on fera appel à moi, je répondrai présent avec beaucoup de générosité. Ma différence avec lui ? Olivier Giroud a un très bon jeu de tête. C’est un attaquant pivot, très adroit devant le but. Moi, je suis moins talentueux mais j’ai beaucoup de cœur. »

La « lenteur » de Coman

« Kingsley ? Il est lent (rires). Non, c’est une fusée. Il a fait une très belle saison avec le Bayern. Il a fait des entrées intéressantes. Il a une très grande marge de progression. J’aurais bien aimé avoir un peu de vitesse moi aussi. Au-delà de ça, cette jeunesse au sein du groupe France est vraiment très impressionnante. »

Bientôt mexicain ?

« Il faut quatre ou cinq tournois pour l’obtenir (la nationalité mexicaine, ndlr). Je suis fier d’être Français, mais comme mon fils est né à Monterrey, j’aimerais bien avoir la même nationalité que lui, histoire de ne pas le laisser tout seul avec ce passeport quand même. Mais il faut attendre deux ans après la naissance de l’enfant. Je pense que ça arrangerait mon club aussi. Ça leur ferait un joueur étranger en moins. »

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Benzema, aussi fort que Suarez

« On connait tous l’importance qu’ont eu Valbuena, Benzema et Sakho en équipe de France. Mathieu, sous l’ère Deschamps, c’est l’un des joueurs les plus utilisés et les plus décisifs. Karim, on sait les qualités qu’il a. Pour moi, avec Luis Suarez, c’est le meilleur neuf du monde. Mamadou a contribué à cette qualification au Mondial 2014 avec son doublé improbable. Ce sont trois joueurs importants mais on voit la richesse du groupe avec cette jeunesse que représentent Paul, Antoine, Kingsley. Ce mélange expérience-jeunesse est pas mal quand même. On a les atouts pour aller loin. On sait que ça ne va pas être facile. Tout le monde va vouloir faire tomber l’équipe de France. »

Sous le charme de Ben Arfa

« Il est là. On vit très bien. On sait malheureusement que les réservistes vont s’en aller. Ça va être un petit crève-cœur quand même parce qu’après deux semaines passées ensemble, laisser partir des copains, ce n’est pas très rigolo. On l’a vu mercredi à l’entraînement. Il a des fulgurances incroyables, il a fait une saison fantastique. Mais il n’y a que 23 places et ce n’est pas moi qui décide. Il est là. Il est content. Il sourit… Il a montré hier l’étendue de son talent. Après, on ne sait jamais ce qu'il peut se passer avant le 31. En football, il y a beaucoup de surprises. »

la rédaction avec MBo et JS à Biarritz